Frais de conciergerie : quand, comment et pourquoi les déduire des impôts ?

Article mis à jour en septembre 2026.

Vous payez une conciergerie pour votre location saisonnière : gestion voyageurs, check-in, check-out, ménage, linge, coordination, suivi du logement, frais de plateforme ?

La question paraît simple : peut-on déduire ces frais des impôts ?

La réponse dépend surtout de la façon dont votre activité est imposée.

Au micro-BIC, vous ne déduisez pas vos frais de conciergerie facture par facture : l’administration applique un abattement forfaitaire.

Au régime réel, les dépenses réellement engagées pour l’activité peuvent en principe être déduites lorsqu’elles sont justifiées et correctement comptabilisées.

Si le logement appartient à une SCI, il faut raisonner autrement : la location meublée est une activité commerciale et peut faire basculer la SCI à l’impôt sur les sociétés.

C’est donc moins la nature de la dépense qui pose problème que le régime fiscal et la structure qui exploitent réellement le logement.

Dans cet article, nous allons jusqu’au bout du raisonnement : micro-BIC, régime réel, classement, ménage et linge refacturés aux voyageurs, passage au réel, amortissements, revente et cas particulier des SCI.

Important : cet article donne des repères généraux. CLM Conciergerie Locative n’est pas un cabinet comptable. Le choix d’un régime fiscal, les amortissements et le traitement précis d’une dépense doivent être validés avec un expert-comptable ou l’administration fiscale à partir de votre situation réelle.


En résumé : vos frais de conciergerie sont-ils déductibles ?

SituationFrais de conciergerieLogique fiscale
Location meublée en nom propre – micro-BICPas de déduction séparéeLes charges sont représentées par l’abattement forfaitaire
Location meublée en nom propre – régime réelEn principe déductibles s’ils sont liés à l’activité, réellement supportés et justifiésLes charges réelles réduisent le résultat imposable
SCI exploitant principalement un logement meubléPeuvent en principe être comptabilisées parmi les charges de l’activitéLa location meublée est commerciale : la SCI relève en principe de l’IS et d’une comptabilité commerciale

Ce tableau donne la logique générale. La suite permet de comprendre ce qu’elle signifie concrètement.


1. Au micro-BIC : les frais de conciergerie ne se déduisent pas en plus de l’abattement

Pour une location meublée, les revenus relèvent en principe des bénéfices industriels et commerciaux – BIC.

Lorsque vous êtes au micro-BIC, vous déclarez vos recettes et l’administration applique automatiquement un abattement censé représenter l’ensemble de vos charges.

Vous ne pouvez donc pas ajouter ensuite :

  • les frais de conciergerie ;
  • le ménage ;
  • le linge ou la blanchisserie ;
  • les commissions Airbnb, Booking ou Abritel ;
  • l’assurance ;
  • la taxe foncière ;
  • les intérêts d’emprunt ;
  • les réparations ;
  • les consommables ou petites fournitures.

Ces dépenses existent économiquement, mais fiscalement elles sont déjà censées être couvertes par l’abattement.

Exemple simple : vous payez 3 000 € de conciergerie sur l’année. Si vous êtes au micro-BIC, vous ne pouvez pas ajouter une ligne « 3 000 € de frais de conciergerie » à votre déclaration pour réduire encore votre revenu imposable.

👉 Source officielle – impots.gouv.fr : location meublée


2. Meublé classé ou non classé : les règles micro-BIC ne sont plus les mêmes

Depuis les évolutions fiscales des meublés de tourisme, le classement du logement a une influence importante sur le régime micro-BIC.

Il faut cependant distinguer les revenus 2025, déclarés en 2026, des revenus perçus en 2026 qui seront déclarés en 2027.

Type de meublé de tourismeRevenus 2025 – déclarés en 2026Revenus 2026 – déclarés en 2027Abattement
Non classéSeuil micro : 15 000 €Seuil micro : 15 000 €30 %
ClasséSeuil micro : 77 700 €Seuil micro : 83 600 €50 %

Pour 2026, le seuil du meublé de tourisme classé a donc été revalorisé à 83 600 €. Le seuil du meublé non classé reste fixé à 15 000 €.

👉 Source officielle – BOFiP, régime fiscal de la location meublée, mise à jour du 19 août 2026

Attention : « classé » signifie ici classé officiellement en meublé de tourisme. Une excellente note Airbnb, un logement premium ou une villa très bien équipée ne suffisent pas.

Pour approfondir ce sujet :

Classement LMNP 2026 : pourquoi faire classer son meublé de tourisme ?


3. Au régime réel : quelles dépenses peut-on réellement déduire ?

Au régime réel, la logique change complètement.

Le résultat imposable est déterminé à partir des recettes et des charges réellement comptabilisées.

Pour être admise en déduction, une dépense doit notamment avoir une véritable justification économique, être liée à l’activité et pouvoir être documentée.

Pour une location saisonnière, cela peut notamment concerner :

  • les frais de conciergerie ;
  • les commissions des plateformes ;
  • le ménage entre deux séjours ;
  • le linge et la blanchisserie ;
  • les consommables d’accueil ;
  • certaines assurances ;
  • la taxe foncière selon son traitement comptable ;
  • les charges de copropriété correspondant à l’activité ;
  • l’entretien et les réparations ;
  • les frais bancaires liés à l’activité ;
  • les honoraires de comptabilité ;
  • les intérêts d’emprunt dans les conditions applicables ;
  • et les amortissements du logement, du mobilier et de certains équipements selon les règles comptables.

Le BOFiP rappelle que le régime réel consiste à déterminer le bénéfice en tenant compte de l’ensemble des produits et des charges issus des opérations de l’activité. Il impose également une comptabilité plus complète, avec bilan et compte de résultat.

👉 Source officielle – BOFiP, détermination du résultat au réel

Au réel, la question n’est donc pas seulement « ai-je payé cette dépense ? », mais aussi « cette dépense est-elle réellement liée à l’exploitation du logement et puis-je la justifier ? »


4. Conciergerie, ménage, linge : que se passe-t-il quand ces frais sont refacturés au voyageur ?

C’est un point souvent mal compris en location saisonnière.

Un propriétaire peut facturer au voyageur la nuitée, des frais de ménage, du linge ou d’autres frais liés au séjour.

Économiquement, il peut avoir l’impression que le ménage « ne lui appartient pas », puisque la somme repart ensuite vers le prestataire.

Fiscalement, la logique est différente.

L’administration précise que les recettes d’une location meublée doivent être déclarées charges comprises.

Au micro-BIC, cela signifie que vous déclarez la somme totale encaissée, puis l’abattement forfaitaire s’applique. Vous ne déduisez pas ensuite séparément la facture de ménage ou de linge.

Au régime réel, vous comptabilisez également les recettes encaissées, mais les dépenses réellement supportées pour le ménage, le linge ou les autres prestations peuvent ensuite être prises en compte parmi les charges si elles remplissent les conditions de déduction.

👉 Source officielle – impots.gouv.fr : loyers et charges en location meublée

Ce point est particulièrement important lorsqu’un propriétaire facture systématiquement le ménage et le linge à chaque séjour : ces montants peuvent faire monter assez rapidement les recettes prises en compte au micro-BIC.


5. Comment passer volontairement du micro-BIC au régime réel ?

Un propriétaire qui reste sous les seuils du micro-BIC peut malgré tout choisir volontairement le régime réel.

Au démarrage de l’activité

L’option pour le réel peut notamment être indiquée lors de la déclaration de création de l’activité. L’administration permet également, dans certaines conditions, d’exercer cette option jusqu’à la date limite de dépôt de la déclaration d’ensemble des revenus correspondant à la première période d’activité.

Le dépôt dans les délais d’une déclaration de résultat n° 2031 et de ses annexes peut également matérialiser l’option.

Si l’activité existe déjà

L’option peut être adressée au service des impôts des entreprises – SIE jusqu’à la date limite de dépôt de la déclaration de revenus de l’année précédant celle pour laquelle le régime réel doit s’appliquer.

L’option est valable un an et se renouvelle automatiquement tant qu’elle n’est pas dénoncée dans les délais prévus.

Au réel, le propriétaire doit tenir une comptabilité et déposer une déclaration de résultat n° 2031 avec ses annexes.

👉 Source officielle – impots.gouv.fr : régimes d’imposition et option pour le réel

Pour une comparaison plus complète entre les deux régimes, vous pouvez également consulter notre article :

LMNP 2026 : faut-il rester au micro-BIC ou passer au réel ?


6. Deux exemples simples : le réel n’est pas automatiquement meilleur

Comparer uniquement le taux d’abattement avec les frais de conciergerie serait trop simpliste.

Voici deux exemples volontairement simplifiés, avant prise en compte d’éventuels amortissements.

Exemple 1 : meublé de tourisme non classé

Un propriétaire encaisse 12 000 € de recettes sur l’année.

Il supporte 2 400 € de conciergerie, 1 200 € de ménage et linge, 600 € de frais de plateforme et 1 000 € d’autres charges liées à l’exploitation.

Total simplifié des charges : 5 200 €.

Au micro-BIC non classé, l’abattement de 30 % représente 3 600 €.

Dans cet exemple, les charges visibles dépassent déjà l’abattement forfaitaire. Une simulation du régime réel devient donc pertinente.

Exemple 2 : meublé de tourisme classé

Un propriétaire encaisse 20 000 € de recettes.

Ses charges réellement supportées représentent 8 000 €.

Au micro-BIC classé, l’abattement de 50 % représente 10 000 €.

Sur les seules charges visibles, le micro-BIC peut donc rester intéressant par sa simplicité.

Mais cette comparaison n’est pas encore complète : au réel, il faut également tenir compte des amortissements éventuels du logement, du mobilier et des équipements, ainsi que du coût de la comptabilité et de la stratégie de détention du bien.

La bonne question n’est donc pas « ai-je une conciergerie ? », mais « que donnent le micro et le réel avec mes vraies recettes, mes vraies charges, mes amortissements et mon projet à long terme ? »


7. Amortissements : attention à la revente d’un LMNP au réel

Le régime réel peut être très avantageux pendant l’exploitation grâce aux charges et aux amortissements.

Mais depuis la loi de finances pour 2025, il faut également regarder ce qui se passe le jour où le propriétaire revend le bien.

Pour les cessions réalisées depuis le 15 février 2025, les amortissements fiscalement déduits par un LMNP au réel doivent en principe être réintégrés pour déterminer la plus-value immobilière imposable, avant application des abattements pour durée de détention.

Certaines résidences-services bénéficient d’exceptions spécifiques, mais une location saisonnière classique ne doit pas partir du principe qu’elle y échappe.

👉 Source officielle – impots.gouv.fr : LMNP au réel et plus-value depuis 2025

C’est un changement important : le régime réel ne doit plus être évalué uniquement sur l’économie d’impôt obtenue chaque année.

  • durée prévue de détention du bien ;
  • probabilité de revente ;
  • montant des amortissements ;
  • prix d’acquisition ;
  • prix de revente espéré ;
  • situation patrimoniale globale du propriétaire.

8. Et si le logement appartient à une SCI ?

C’est un cas qu’il ne faut surtout pas traiter comme un simple LMNP en nom propre.

Une SCI est une société civile. Or fiscalement, la location meublée est considérée comme une activité commerciale, y compris lorsqu’elle est exercée de manière saisonnière ou occasionnelle.

Le BOFiP rappelle qu’une société civile donnant un logement meublé en location est en principe passible de l’impôt sur les sociétés – IS.

👉 Source officielle – BOFiP : location meublée exercée par une société civile

Une tolérance existe si l’activité commerciale reste réellement accessoire

L’administration admet qu’une société civile puisse rester hors de l’IS lorsque ses recettes commerciales hors taxes ne dépassent pas 10 % de ses recettes totales hors taxes.

Il existe également une tolérance lorsqu’un dépassement est seulement occasionnel : l’administration peut regarder la moyenne des recettes commerciales et des recettes totales de l’année concernée et des trois années précédentes.

Mais pour une SCI créée ou utilisée principalement pour exploiter une villa en location saisonnière meublée, la location meublée n’est généralement plus une simple activité accessoire.

👉 Source officielle – BOFiP : seuil de 10 % des activités commerciales accessoires des sociétés civiles

Et les frais de conciergerie dans une SCI à l’IS ?

Dans ce cas, la question « micro-BIC ou réel ? » n’est plus la bonne.

La SCI tient une comptabilité commerciale et détermine son résultat à partir de ses recettes et des charges liées à l’exploitation.

L’administration fiscale indique explicitement qu’une SCI exploitant un local meublé paie l’IS sur les loyers après déduction des charges liées à la location et doit déposer une déclaration n° 2065 avec ses annexes.

Des frais de conciergerie, de ménage, de plateforme ou de blanchisserie supportés par la SCI pour exploiter le logement peuvent donc, en principe, entrer dans ses charges lorsqu’ils sont engagés dans l’intérêt de l’activité et correctement justifiés.

👉 Source officielle – impots.gouv.fr : SCI détenant un logement meublé

Attention toutefois : une SCI à l’IS change aussi la manière de raisonner sur l’utilisation personnelle du logement, les amortissements, les distributions aux associés et la revente.

Nous avons justement consacré un article complet à cette situation :

Villa en SCI et location saisonnière : pouvez-vous encore en profiter personnellement ?

Ce point mérite d’être vérifié avant la mise en location : une SCI à l’IR qui commence à louer en meublé ne doit pas supposer qu’elle conservera automatiquement son régime fiscal actuel.


9. Quels justificatifs conserver pour les frais de conciergerie ?

Au régime réel ou dans une SCI à l’IS, la qualité des justificatifs est essentielle.

  • factures de conciergerie ;
  • factures de ménage ;
  • factures de linge ou de blanchisserie ;
  • relevés de commissions des plateformes ;
  • justificatifs de paiement ;
  • factures d’entretien et de réparation ;
  • factures de mobilier ou d’équipement ;
  • contrats utiles ;
  • relevés permettant d’identifier clairement les recettes et les dépenses liées au logement.

Une facture doit permettre de comprendre clairement qui a facturé quoi, à qui, pour quel montant et dans quel contexte.


10. Ce que CLM fournit au propriétaire

Chez CLM – Conciergerie Locative de Meschers, notre rôle n’est pas de choisir le régime fiscal du propriétaire à sa place.

En revanche, nous pouvons faire en sorte que les éléments liés à notre intervention soient clairs et exploitables :

  • factures de conciergerie ;
  • détail des prestations ;
  • suivi des séjours ;
  • éléments relatifs au ménage et au linge selon l’organisation retenue ;
  • traçabilité des dépenses et prestations qui passent par notre fonctionnement ;
  • distinction entre les recettes du propriétaire et la rémunération de CLM.

Le propriétaire peut ensuite transmettre ces éléments à son expert-comptable, qui reste le bon interlocuteur pour décider du traitement fiscal exact.

Pour comprendre plus largement l’arbitrage entre micro-BIC et régime réel :

LMNP 2026 : faut-il rester au micro-BIC ou passer au réel ?

Et si votre bien est détenu par une SCI :

Villa en SCI et location saisonnière : pouvez-vous encore en profiter personnellement ?


FAQ : frais de conciergerie et fiscalité

Je suis au micro-BIC : puis-je déduire ma facture CLM ?

Non, pas séparément. L’abattement du micro-BIC est censé représenter vos charges. Vous ne pouvez donc pas déduire en plus votre facture de conciergerie.

Je suis au réel : la facture de conciergerie est-elle automatiquement déductible ?

Elle peut en principe entrer dans les charges de l’activité si la dépense est réellement supportée, liée à l’exploitation du logement et correctement justifiée. Le traitement précis reste à valider dans votre comptabilité.

Les frais de ménage payés par le voyageur comptent-ils dans mes recettes ?

Lorsque vous encaissez ces sommes, l’administration demande de déclarer les recettes de location meublée charges comprises. Au réel, les dépenses de ménage réellement supportées peuvent ensuite être comptabilisées comme charges lorsqu’elles remplissent les conditions requises.

Une SCI peut-elle bénéficier du micro-BIC comme un LMNP classique ?

Il ne faut pas raisonner ainsi. La location meublée exercée par une SCI est une activité commerciale qui entraîne en principe son assujettissement à l’IS, sauf notamment la tolérance administrative lorsque l’activité commerciale reste réellement accessoire dans la limite prévue. Une SCI mérite donc une analyse spécifique avant la mise en location meublée.

Le réel est-il toujours meilleur lorsque j’ai une conciergerie ?

Non. Une conciergerie augmente les charges réelles d’exploitation et rend la simulation du réel plus pertinente, mais le résultat dépend aussi du classement, du montant total des charges, des amortissements, du coût de la comptabilité, de la durée de détention et de la fiscalité lors de la revente.


Conclusion : déduire les frais de conciergerie, oui… mais seulement dans le bon cadre fiscal

La réponse à la question « puis-je déduire mes frais de conciergerie ? » tient finalement en trois situations.

  • Au micro-BIC : non, pas facture par facture. Les charges sont couvertes par l’abattement forfaitaire.
  • Au régime réel : les dépenses réellement supportées et justifiées peuvent en principe réduire le résultat imposable, et la conciergerie fait partie des charges à examiner.
  • En SCI : il faut d’abord déterminer le régime fiscal réel de la société. Une SCI exploitant principalement un logement meublé relève en principe de l’IS et ne se raisonne pas comme un LMNP au micro-BIC.

Le régime réel peut être particulièrement intéressant lorsque l’exploitation supporte beaucoup de charges : conciergerie, ménage, linge, plateformes, entretien, assurance, financement et équipements.

Mais il ne faut plus regarder uniquement l’économie d’impôt immédiate. Depuis 2025, les amortissements d’un LMNP au réel peuvent également avoir un impact sur la plus-value lors de la revente.

Le bon régime fiscal n’est donc pas celui qui permet de déduire le plus de charges aujourd’hui : c’est celui qui reste cohérent avec votre exploitation et votre stratégie patrimoniale dans la durée.

Chez CLM, nous accompagnons les propriétaires sur l’exploitation concrète de leur logement : organisation des séjours, annonce, accueil, ménage, linge et suivi terrain. Pour les choix fiscaux et comptables, nous recommandons de travailler avec un professionnel capable d’analyser votre situation complète.

Vous souhaitez faire un point sur l’exploitation de votre logement sur la Côte de Beauté ?
Contactez CLM Conciergerie Locative.

LMNP 2026 : CFE & Taxe d’habitation (THRS)

Ce que doivent vraiment savoir les propriétaires en location saisonnière

Avec les évolutions fiscales récentes, de nombreux propriétaires se demandent s’ils doivent payer :

  • la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises),
  • la Taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS),
  • ou parfois même les deux.

Les discussions en ligne ajoutent souvent de la confusion. Voici donc une version claire et à jour, basée sur les réponses ministérielles du 3 juin 2025 et la doctrine fiscale actuelle.


1️⃣ CFE et THRS : deux impôts différents, pour deux logiques différentes

✔ CFE

La CFE concerne l’activité de location meublée.
Elle est due par toute personne exploitant un meublé, même en LMNP.

Il existe cependant des exonérations possibles :

  • revenus locatifs < 5 000 € / an,
  • 1ère année d’activité,
  • exonérations décidées par la commune,
  • zones spécifiques (FRR).

✔ THRS (Taxe d’habitation sur les résidences secondaires)

La THRS s’applique si le propriétaire conserve la jouissance du logement au 1er janvier.

C’est le point central :
👉 Ce n’est pas le nombre de jours loués qui compte,
👉 Mais la possibilité d’utiliser le logement, même rarement.

Si vous êtes libre d’en disposer, même théoriquement, la THRS est due.


2️⃣ Oui : CFE et THRS peuvent s’appliquer simultanément

C’est même la situation la plus fréquente en LMNP saisonnier.

Les deux impôts ne sont pas liés :

  • la CFE taxe l’activité,
  • la THRS taxe la jouissance du bien.

3️⃣ Peut-on éviter la taxe d’habitation (THRS) ?

Oui, dans un seul cas :
👉 si le propriétaire ne conserve absolument pas la jouissance du logement.

Et cela ne peut être le cas que :

✔ Si le logement est confié en MANDAT DE GESTION EXCLUSIF

à un professionnel titulaire de la Carte G (loi Hoguet).

C’est la seule situation reconnue par l’administration fiscale dans laquelle :

  • le propriétaire ne peut plus utiliser le bien,
  • l’usage personnel est contractuellement impossible,
  • la jouissance est transférée au gestionnaire immobilier.

👉 Donc :

Sans Carte G = impossibilité de signer un mandat exclusif = la THRS reste due.


4️⃣ Ce que ne permet pas une conciergerie sans Carte G

Une conciergerie comme CLM :

  • ne gère pas les loyers,
  • ne rédige pas de bail,
  • ne peut pas être mandataire locatif,
  • n’a pas la personnalité juridique pour retirer la jouissance au propriétaire.

Cela signifie que :

❌ Elle ne peut pas vous rendre éligible à une exonération de THRS.

✔ Elle peut en revanche vous accompagner dans la compréhension de vos obligations LMNP.

C’est un point essentiel pour éviter toute ambiguïté vis-à-vis des propriétaires.


5️⃣ Erreurs fréquentes sur internet (et rectifications)

❌ “Si je loue 120 jours ou plus, je n’ai plus la taxe d’habitation.”

➡️ Faux.
Les 120 jours concernent le numéro d’enregistrement, pas la THRS.


❌ “Il faut louer 365 jours pour éviter la THRS.”

➡️ Faux.
Ce n’est pas l’activité qui compte,
mais l’impossibilité d’usage personnel.


❌ “Une conciergerie peut faire office de mandataire exclusif.”

➡️ Faux si elle n’a pas la Carte G.
(C’est le cas de la quasi-totalité des conciergeries en France.)


6️⃣ Ce que CLM peut réellement faire (et ce que la loi nous interdit)

CLM peut :

  • vous expliquer les règles THRS / CFE,
  • vous aider à comprendre vos obligations LMNP,
  • vous accompagner dans l’organisation locative,
  • gérer l’opérationnel et la qualité du logement,
  • optimiser vos revenus,
  • vous assister dans vos démarches administratives non financières,
  • vous conseiller objectivement sur vos options.

CLM ne peut pas :

  • gérer vos loyers,
  • signer un mandat de gestion locative,
  • retirer la jouissance du logement,
  • vous rendre éligible à une exonération THRS.

C’est une obligation légale de la loi Hoguet.


7️⃣ Résumé clair : qui paie quoi ?

SituationCFETHRS
Propriétaire conserve l’usage du logement✔ Oui✔ Oui
Propriétaire renonce à l’usage (mandat exclusif Carte G)✔ Oui❌ Non
Revenus < 5 000 €/an❌ Non✔ Oui si usage
Location d’une partie de la résidence principale❌ Non❌ Non
Conciergerie sans Carte G✔ Gestion possible✔ THRS due

8️⃣ Conclusion

Dans la plupart des cas en location saisonnière :

  • la CFE est due (avec possibles exonérations),
  • la THRS est due dès lors que le propriétaire peut utiliser le logement,
  • seul un mandat exclusif confié à un professionnel Carte G permet de supprimer cette THRS.

CLM vous accompagne pour comprendre vos obligations, optimiser votre fiscalité LMNP, et gérer votre activité sereinement — tout en respectant strictement la loi Hoguet.

Que faire en cas de gros litige pendant une location Airbnb ?

Guide complet : actions immédiates, cas particuliers, procédures, et comment éviter que cela ne se reproduise

Plus de 95 % des séjours Airbnb se déroulent sans le moindre problème.
Mais lorsqu’un litige grave survient — dégâts matériels, comportement dangereux, vol, squatte — il est essentiel de savoir quoi faire immédiatement, qui peut aider, et comment éviter que cela ne se reproduise.

Ce guide vous propose une méthode simple, efficace et claire pour gérer chaque situation.


🧭 Comprendre les 4 types de litiges graves

Un litige Airbnb ne se traite pas de la même façon selon sa nature.

Nous distinguons 4 catégories :

  1. Gros dégâts matériels
  2. Comportement dangereux ou irrespectueux
  3. Litige pénal (vol, dégradation volontaire, menace)
  4. Squatte / refus de quitter les lieux

Chaque catégorie a sa propre procédure.


1️⃣ CAS 1 — Gros dégâts matériels

(Meuble détruit, fuite, incendie, électroménager cassé, dégât des eaux…)

👉 1. Diagnostiquer en quelques secondes

  • Le dégât est-il visible ?
  • Est-ce la faute du voyageur ?
  • Ou d’un élément du logement (panne, vétusté) ?

👉 2. Sécuriser immédiatement

  • fermer l’eau en cas de fuite
  • couper l’électricité si risque
  • isoler la zone endommagée
  • aérer en cas de fumée

Le but : éviter que les dégâts empirent.

👉 3. Documenter comme un professionnel

Airbnb n’indemnise jamais sans preuves.

Prenez :

  • photos nettes et datées
  • vidéos montrant le contexte
  • avant/après si disponible
  • liste des objets touchés

👉 4. Déclarer selon la cause réelle

✔ Si le voyageur est responsable

  • ouvrir un dossier Airbnb (AirCover) dans les 72h
  • fournir toutes les preuves immédiatement
  • si réservation directe : contacter l’assurance habitation du voyageur (garantie “villégiature”)

✔ Si le logement est en cause (vétusté)

  • déclaration à la PNO (assurance propriétaire)
  • c’est elle qui couvre la fuite, l’installation défaillante, etc.

👉 5. Quelle solution appliquer ?

  • petite casse → caution
  • dégâts moyens → Airbnb AirCover
  • dégâts importants → assurance propriétaire (PNO)

2️⃣ CAS 2 — Comportement dangereux ou irrespectueux

(Fête, nuisances, squatte léger, non-respect des règles…)

👉 1. Évaluer rapidement la situation

  • Le voyageur coopère-t-il ?
  • Y a-t-il danger immédiat ?
  • Les voisins sont-ils affectés ?

👉 2. Contacter le voyageur

Message ferme mais calme.
Dans 50 % des cas, la situation se résout immédiatement.

👉 3. Intervenir si nécessaire

La présence physique (ou celle de votre conciergerie) :

  • permet d’apaiser
  • permet de constater
  • évite l’escalade

👉 4. Contacter Airbnb : ce qu’ils gèrent bien

Sur les comportements problématiques, Airbnb est plus efficace que sur les dégâts matériels.

Airbnb peut :

  • appeler directement le voyageur
  • annuler la suite du séjour
  • demander au voyageur de partir
  • bloquer son compte si nécessaire
  • autoriser des frais de ménage supplémentaire
  • couvrir des petits dégâts liés à la fête

Airbnb est souvent du côté de l’hôte, si vous avez :

  • preuves
  • messages
  • règles de maison claires
  • plaintes de voisins

👉 5. Prouver les nuisances

  • vidéos sonores
  • photos
  • messages des voisins
  • échanges avec le voyageur

👉 6. Utiliser la caution

Pour :

  • ménage exceptionnel
  • linge abîmé
  • petit mobilier cassé

3️⃣ CAS 3 — Litiges pénaux

(Vol, dégradation volontaire, menace, effraction)

Ces cas sont rares mais doivent être traités immédiatement.

👉 1. Sécuriser le logement

  • changer le code de la boîte à clés
  • fermer toutes les issues
  • couper les systèmes sensibles
  • empêcher l’accès

👉 2. Constituer les preuves

Comme un mini “constat” :

  • photos détaillées
  • vidéos
  • inventaire avant/après
  • factures d’achat si disponibles
  • témoignages de voisins

👉 3. Déclarer à Airbnb

Ces dossiers sont transmis au service Trust & Safety, spécialisé dans les cas graves.

👉 4. Déposer une plainte

C’est indispensable.
Même pour un petit objet volé, la plainte :

  • crédibilise le dossier
  • permet parfois un remboursement Airbnb
  • est nécessaire pour les cas volontaires

🔥 Cas particuliers (les plus sensibles)

🟥 1. Vol sans effraction

(le voyageur avait accès normal et emporte un objet)

❗ Ce qu’il faut savoir

Aucune assurance ne couvre ce cas.
Mais vous n’êtes pas sans recours.

✔ Procédure exacte :

1. Preuves essentielles

  • inventaire avant/après
  • photos
  • preuve que personne d’autre n’est entré

2. Dépôt de plainte
Obligatoire pour que Airbnb prenne le dossier au sérieux.

3. Formulation à envoyer à Airbnb :

“Le voyageur avait un accès exclusif au logement. L’objet présent à l’arrivée a disparu à son départ. Aucune autre personne n’a accédé au logement. Plainte déposée — PV joint.”

4. Caution
Pour les petits objets (linge, vaisselle).

✔ Résultat réaliste

  • Petits vols → caution
  • Objets “clairs” → AirCover parfois
  • Gros vol → police + Airbnb (rare)

🟥 2. Dégradations volontaires

(Trou volontaire, tag, meuble cassé exprès)

❗ Ce qu’il faut savoir

Les actes intentionnels sont rarement assurés.
Mais Airbnb peut rembourser si le dossier est solide.

✔ Procédure :

1. Documenter comme un constat

  • gros plans
  • vidéos
  • descriptions précises

2. Plainte obligatoire

3. Formulation Airbnb :

“Les dégradations sont clairement intentionnelles — plainte déposée. Preuves jointes. Demande d’indemnisation au titre des dommages volontaires.”

4. Caution
Utile en complément.

5. Pour gros dégâts → PNO
Pour les dommages structurels.


4️⃣ CAS 4 — Squatte / refus de quitter les lieux

(Le séjour est terminé, mais le voyageur reste)

C’est la situation la plus stressante, mais elle a une procédure claire.

👉 1. NE PAS commettre d’erreur légale

Ne pas :

  • entrer de force
  • mettre les affaires dehors
  • couper eau / électricité
  • changer la serrure tant que le voyageur est à l’intérieur

➡ Risque juridique pour le propriétaire.

👉 2. Tout tracer dans Airbnb

  • rappeler l’heure de fin officielle
  • signaler que le voyageur reste
  • refuser toute proposition “cash hors plateforme”

Les messages Airbnb = preuves légales.

👉 3. Signaler immédiatement à Airbnb

Airbnb peut :

  • appeler le voyageur
  • annuler le séjour
  • demander le départ immédiat
  • bloquer son compte
  • vous guider juridiquement

👉 4. En France : “occupation sans droit ni titre”

Si le voyageur refuse réellement de partir :

1. Constat (photos / vidéo)
2. Dépôt de plainte pour occupation illégale
3. Contact ADIL / avocat
4. Procédure légale si nécessaire

Ce sont des cas très rares, mais encadrés légalement.

👉 5. Rôle de la conciergerie

  • gestion du contact Airbnb
  • recueil des preuves
  • intervention sur place
  • accompagnement juridique (orientation)
  • sécurisation dès libération des lieux

5️⃣ Comment éviter que ces situations reviennent ?

(La prévention = 90 % de la tranquillité)

✔ Vérifier les profils voyageurs

✔ Exiger des règles claires

✔ Communiquer avant le séjour

✔ Avoir un inventaire complet

✔ Encadrer entrées et sorties

✔ Vérifier le logement après chaque séjour

✔ Entretenir régulièrement le logement


6️⃣ Comment une conciergerie aide réellement

Une conciergerie sérieuse vous aide :

Avant

  • filtrage des voyageurs
  • inventaire
  • règles
  • communication

Pendant

  • intervention rapide
  • gestion Airbnb
  • documentation
  • médiation
  • sécurisation

Après

  • suivi d’assurance
  • accompagnement pour dépôt de plainte
  • réparations
  • prévention pour les prochains séjours

🎯 Conclusion

Même les litiges les plus graves peuvent être gérés efficacement si l’on suit les bonnes étapes :
sécuriser, documenter, déclarer, choisir la bonne procédure, et prévenir pour l’avenir.

Avec une gestion sérieuse, la très grande majorité de ces situations peuvent être évitées.

Location saisonnière : quelles assurances faut-il vraiment pour être bien couvert ?

(PNO, assurance du voyageur, Airbnb AirCover, caution… expliqué simplement)

Louer un logement en saisonnier ou sur Airbnb pose très vite une question essentielle :

👉 “Si un voyageur abîme quelque chose, qui paie ? Et que couvrent vraiment les assurances ?”

Entre la PNO, l’assurance habitation du voyageur, AirCover, Booking ou la caution, il est difficile de s’y retrouver.


1️⃣ L’assurance du propriétaire : la PNO (Propriétaire Non Occupant)

C’est l’assurance la plus importante pour un propriétaire en location saisonnière.
Elle couvre le logement lorsqu’il est loué, vacant ou occupé par quelqu’un d’autre.

✔️ Ce que couvre une PNO

  • dégâts des eaux
  • incendie, explosion
  • défaut du logement (appareil vétuste, installation électrique défectueuse…)
  • dommages causés aux voisins
  • vol avec effraction (⚠️ pas vol par le locataire)
  • vandalisme extérieur
  • responsabilité civile du propriétaire

❌ Ce que la PNO ne couvre pas

  • vol commis par le voyageur
  • dégradations volontaires
  • linge, vaisselle, déco
  • petite casse du quotidien (voir caution)
  • dommages causés par le locataire (couverts par son assurance)

👉 C’est l’assurance qui protège le logement lui-même.


2️⃣ L’assurance du voyageur : la “villégiature”

La plupart des assurances habitation couvrent aussi les séjours de vacances.
C’est ce qu’on appelle la garantie villégiature.

Elle couvre les dommages accidentels causés par le voyageur.

✔️ Ce que couvre l’assurance du voyageur

  • incendie déclenché par erreur
  • dégât des eaux lié à une mauvaise manipulation
  • meuble cassé par accident
  • tache ou dégradation involontaire
  • dommages causés aux voisins (ex : fuite vers l’appartement du dessous)

❌ Ce que la villégiature ne couvre pas

  • vol commis par le voyageur
  • dégradations volontaires
  • usure normale ou défaut du logement
  • fuite liée à un appareil ancien
  • problème d’installation électrique

👉 C’est l’assurance qui couvre la responsabilité du voyageur, pas le logement.

🔍 IMPORTANT :

La villégiature fonctionne quel que soit le canal (Airbnb, direct, Booking…),
mais on ne peut exiger l’attestation que pour les réservations directes.


3️⃣ Airbnb AirCover : utile, mais clairement limité

Airbnb met en avant AirCover, présenté comme une protection “jusqu’à 3 millions”.

Mais attention :
➡️ Ce n’est pas une assurance.
➡️ Airbnb peut accepter… ou refuser selon ses propres règles.
➡️ Aucun recours juridique possible.

✔️ AirCover fonctionne bien pour :

  • literie abîmée
  • petits objets cassés
  • ménage très sale
  • dégradations évidentes

❌ AirCover fonctionne très mal pour :

  • vol par le voyageur
  • dégâts importants
  • dégâts structurels (fuite, électricité, vétusté)
  • objets sans facture
  • dégradations volontaires
  • “usure normale” (mot très utilisé pour refuser)

👉 AirCover = un petit plus, pas du tout un système d’assurance fiable.


4️⃣ Booking : aucune assurance incluse

Booking ne fournit aucune couverture pour les propriétaires.

S’il y a un problème, la gestion repose sur :

  • la PNO
  • la caution
  • la discussion avec le voyageur

5️⃣ La caution : indispensable pour la petite casse

La caution est le complément pratique des assurances.
Elle couvre :

✔️ Petite casse ou perte

  • vaisselle
  • verres
  • linge manquant
  • petit élément décoratif
  • ménage anormalement sale

❌ La caution ne couvre jamais

  • gros dégâts
  • sinistres importants
  • vol important
  • dégâts liés au logement
  • incendie / dégâts des eaux

👉 Elle sert uniquement pour les frais immédiats, non assurables.


6️⃣ Tableau clair : qui couvre quoi ?

SituationAssurance du voyageurPNO du propriétaireAirbnb AirCoverCaution
Meuble cassé par accident✔️❌⚠️ possible✔️
Ménage très sale❌❌❌✔️
Linge manquant / vaisselle cassée❌❌❌✔️
Fuite liée à un appareil ancien❌✔️❌❌
Incendie causé par le voyageur✔️✔️ complément⚠️❌
Electroménager endommagé par vétusté❌✔️❌❌
Vol par le voyageur❌❌ (hors effraction)⚠️ très rare❌
Dégradations volontaires❌❌⚠️ rare❌

7️⃣ Et la RC Pro de CLM dans tout ça ?

La RC Pro de CLM ne couvre pas les actes du voyageur, mais elle couvre les erreurs professionnelles :

✔️ Couvert par CLM

  • porte mal fermée par un agent
  • fenêtre laissée ouverte
  • code de boîte à clés non changé
  • clés perdues
  • manquement au protocole d’entrée/sortie

❌ Non couvert

  • vol ou casse volontaire du voyageur
  • dégâts causés par le voyageur
  • sinistres liés au logement

👉 CLM protège contre ses propres erreurs, jamais celles du voyageur.


8️⃣ Le meilleur “pack de protection” pour un propriétaire

Pour être vraiment couvert, il faut combiner :

✔ Assurance du logement (PNO solide)

✔ Assurance du voyageur (exploitée en direct)

✔ Caution adaptée

✔ AirCover en complément (Airbnb uniquement)

✔ Contrôles rigoureux après chaque séjour

✔ Une conciergerie assurée en RC Pro

✔ Un inventaire précis + photos

C’est ce que CLM met en place pour sécuriser les propriétaires.


🎯 En résumé

Même si aucun système ne couvre tout, la combinaison PNO + assurance du voyageur + caution + AirCover (pour Airbnb) + contrôle CLM permet de couvrir presque tous les risques de la location saisonnière.

Et pour le reste (vol volontaire, mauvaise foi, comportements à risque),
CLM filtre, sécurise et encadre les voyageurs pour réduire au maximum les litiges.

ÉlémentSert à quoi ?Fiabilité ?Couverture réelle
PNODommages au logement, RC du propriétaire⭐⭐⭐⭐⭐Indispensable
Assurance locataire / villégiatureDommages causés par le locataire⭐⭐⭐⭐Très utile
AirCoverFaçon Airbnb de rassurer⭐⭐✩✩✩Couverture partielle, non contractuelle
CautionPetits dégâts, ménage, linge⭐⭐⭐Complément pratique

Taxe de séjour Côte de Beauté (2025) : comment ça fonctionne et que devez-vous déclarer ?

Le guide simple et clair pour les propriétaires LMNP à Meschers, Royan et alentours

Si vous louez un logement meublé sur la Côte de Beauté, vous êtes concerné(e) par la taxe de séjour.
Ce sujet peut sembler complexe, mais dès qu’on connaît les règles appliquées par la Communauté d’Agglomération Royan Atlantique (CARA), tout devient simple.

Ce guide vous explique :

  • qui doit déclarer,
  • combien payer,
  • comment déclarer,
  • comment réduire la taxe de séjour,
  • et comment CLM peut vous accompagner.

1️⃣ Qui doit payer la taxe de séjour ?

La taxe de séjour est payée par les voyageurs, mais c’est l’hébergeur (donc vous, propriétaire) qui doit :

  • la collecter,
  • la déclarer,
  • et la reverser.

Exception : si vous passez par une plateforme qui s’en charge automatiquement (voir plus bas).

La taxe de séjour concerne toutes les locations meublées :
studio, appartement, maison, logement classé ou non classé.


2️⃣ Airbnb, Booking, Abritel : le cas le plus simple → tout est automatique

Si votre logement est réservé via une plateforme agréée, vous n’avez rien à déclarer.

Les plateformes :

  • calculent automatiquement la taxe,
  • l’ajoutent au prix du séjour,
  • la collectent auprès des voyageurs,
  • et la reversent directement à la CARA.

👉 Aucune démarche à faire de votre côté.


3️⃣ Locations “en direct” : vous devez déclarer chaque mois

Si vos réservations passent :

  • par un site personnel,
  • par téléphone,
  • par les réseaux sociaux,
  • ou via le bouche-à-oreille…

… alors la déclaration n’est pas automatique.

Elle doit se faire sur le portail officiel de l’Agglomération :

👉 https://royanatlantique.taxesejour.fr

Vous pourrez :

  • enregistrer votre logement,
  • déclarer vos nuitées,
  • payer la taxe,
  • consulter vos échéances.

Délais :

  • déclaration chaque mois,
  • même si vous n’avez eu aucun séjour (déclaration “0 nuitée”).

CLM peut vous aider à utiliser ce portail, tout en respectant strictement la loi Hoguet (nous ne manipulons jamais votre argent).


4️⃣ Combien coûte la taxe de séjour en 2025 ?

La CARA utilise deux types de tarifs :


🔹 A) Logement classé (1 à 5 étoiles) → Tarif fixe

Par nuit et par personne :

ClassementTarif 2025
⭐⭐⭐⭐⭐1,65 €
⭐⭐⭐⭐1,45 €
⭐⭐⭐1,25 €
⭐⭐1,05 €
⭐0,85 €

✔️ Tarif simple et stable
✔️ Ne varie pas selon le prix de la nuit
✔️ Souvent le plus avantageux dès qu’on loue à un tarif moyen ou élevé


🔹 B) Logement non classé → Tarif proportionnel

👉 5 % du prix de la nuitée HT, par personne,
plafonné à 4,14 €,
puis majoré de +10 % de taxe départementale
= 4,55 € maximum par personne / nuit

Exemple :

100 € la nuit → 4,55 € par personne
→ 9,10 € pour un couple
→ 63,70 € pour 7 nuits


5️⃣ Comment réduire la taxe de séjour ?

👉 En faisant classer votre logement “Meublé de Tourisme”
(1 à 5 étoiles)

Le classement est facultatif, mais il offre deux avantages majeurs :
une taxe plus basse + un meilleur régime LMNP.


⭐ Avantage 1 : une taxe de séjour nettement plus faible

Exemple pour 2 personnes – 7 nuits – 100 € la nuit :

❌ Non classé

63,70 € de taxe de séjour

✔️ Classé 3★

17,50 €

🎉 Économie : 46,20 € par semaine
Soit souvent 300 à 600 € par saison,
et jusqu’à 1 000 € / an pour un logement très loué.


⭐ Avantage 2 : un meilleur abattement fiscal LMNP

En Micro-BIC :

  • ✔️ 71 % d’abattement pour un logement classé
  • ❌ 50 % ou 30 % (selon cas) pour un logement non classé

Exemple :

Pour 12 000 € de revenus annuels :

  • Non classé → imposables = 6 000 €
  • Classé → imposables = 3 480 €

🎉 Une réduction d’impôt très significative.


🎯 Bonus : une taxe plus basse augmente vos revenus (même si elle est payée par le voyageur)

Les plateformes affichent toujours un prix final, taxe comprise.
C’est ce prix final que les voyageurs comparent.

👉 Taxe élevée = prix final plus haut → logement moins compétitif
👉 Taxe faible = prix final plus bas → logement plus attractif

Un logement classé bénéficie donc :

  • d’un prix total plus avantageux,
  • d’un meilleur positionnement dans les résultats Airbnb/Booking,
  • d’un taux de réservation plus élevé,
  • d’une meilleure visibilité,
  • et in fine… de plus de revenus, sans augmenter vos tarifs.

🎉 C’est une optimisation invisible pour vous, mais très visible pour les voyageurs.


📌 En savoir plus sur le classement (avantages fiscaux + gains concrets)
👉 https://clm-conciergerie.fr/le-bon-plan-lmnp-2026-pourquoi-faire-classer-votre-logement-augmente-fortement-vos-revenus-nets-special-cote-de-beaute/


6️⃣ Ce que CLM peut faire pour vous

CLM – Conciergerie Locative de Meschers peut :

  • vous expliquer simplement le fonctionnement de la taxe,
  • vous aider à configurer votre compte sur le portail officiel,
  • vous guider dans la déclaration mensuelle,
  • préparer les informations nécessaires (nuitées, calendriers),
  • vous conseiller sur l’intérêt d’un classement Meublé de Tourisme,
  • vous accompagner dans vos démarches LMNP.

Le tout sans manipuler les paiements, conformément à la loi Hoguet.


✔️ Conclusion

Sur la Côte de Beauté, la taxe de séjour devient simple dès qu’on connaît :

  • la différence entre plateforme et location directe,
  • le tarif applicable à son logement,
  • l’impact très fort du classement,
  • et les obligations de déclaration.

Avec CLM, vous louez votre logement en conformité, sans stress, et avec des revenus nets optimisés.

Je loue mon logement sur Airbnb moins de 120 jours par an : dois-je avoir un SIRET LMNP ?

Mise à jour : septembre 2026.

Vous louez votre résidence principale ou un autre logement sur Airbnb seulement quelques semaines par an et vous vous demandez si le seuil des 120 jours vous dispense d’avoir un numéro SIRET ?

La réponse est non : le nombre de jours loués ne détermine pas l’obligation de déclarer une activité de location meublée.

Lorsque vous débutez une activité de location meublée, l’administration fiscale demande de déclarer le début de cette activité dans les 15 jours suivant le premier jour de location. Cette formalité permet notamment d’obtenir un numéro SIRET.

Le seuil des 120 jours répond à une toute autre question : il concerne la durée pendant laquelle un logement constituant votre résidence principale peut être proposé comme meublé de tourisme.

Et sur ce point, la réglementation a justement changé en 2026 : la règle des 120 jours n’était auparavant pas applicable partout de la même manière, alors qu’elle est désormais nationale depuis le 20 mai 2026.

Autrement dit :

SIRET, seuil de 120 jours, statut LMNP/LMP et numéro d’enregistrement du meublé sont quatre sujets différents.

Voici ce qu’il faut réellement retenir en 2026.


En bref : moins de 120 jours = SIRET quand même ?

SituationCe qu’il faut retenir
Je loue mon logement meublé seulement quelques week-ends par anLa faible durée de location ne dispense pas de déclarer le début de l’activité.
Je loue ma résidence principale moins de 120 joursLe plafond des 120 jours concerne la réglementation du meublé de tourisme, pas l’obtention du SIRET.
Je passe par Airbnb, Booking ou AbritelLa plateforme utilisée ne change pas l’obligation de déclarer l’activité de location meublée.
J’ai déjà un numéro d’enregistrement pour le logementCe numéro ne remplace pas le SIRET.
J’ai un numéro SIRETCela ne signifie pas automatiquement que je suis loueur professionnel ni que je dois immédiatement payer des cotisations sociales.

1. SIRET, LMNP et LMP : trois notions à ne pas confondre

On parle très souvent de « statut LMNP », mais l’expression peut donner l’impression qu’il s’agit d’un statut que l’on choisit volontairement.

En réalité, les revenus tirés d’une location meublée sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux – BIC.

Le caractère professionnel ou non professionnel de l’activité dépend ensuite de critères fiscaux précis.

Pour être considéré fiscalement comme loueur en meublé professionnel – LMP, deux conditions doivent être réunies simultanément :

  • les recettes annuelles de location meublée du foyer fiscal dépassent 23 000 € ;
  • et ces recettes dépassent les autres revenus d’activité du foyer fiscal retenus pour cette comparaison.

Si l’une de ces deux conditions n’est pas remplie, l’activité reste fiscalement non professionnelle – LMNP.

👉 Source officielle – impots.gouv.fr : location meublée

Le point essentiel est donc le suivant :

Le SIRET identifie votre activité de location meublée. Il ne vous transforme pas à lui seul en loueur professionnel.


2. À quoi servent réellement les 120 jours ?

Le fameux plafond des 120 jours n’est pas un seuil fiscal et ne détermine pas l’obligation d’obtenir un SIRET.

Il concerne la location touristique d’un logement qui constitue la résidence principale du loueur.

Une résidence principale est, en principe, le logement occupé au moins huit mois par an, sauf notamment obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure.

Mais pour comprendre les nombreuses informations contradictoires que l’on trouve encore sur Internet, il faut regarder l’évolution de la loi.

Avant le 20 mai 2026 : les 120 jours ne s’appliquaient pas partout

Jusqu’au 19 mai 2026, le Code du tourisme rattachait explicitement la limite des 120 jours aux communes ayant mis en œuvre la procédure d’enregistrement des meublés de tourisme.

C’est la raison pour laquelle cette règle a longtemps été surtout connue dans les grandes villes et les territoires ayant choisi de renforcer leur réglementation des locations touristiques.

On la résumait parfois en parlant des « zones tendues ». Ce raccourci n’était toutefois pas parfaitement exact juridiquement : le critère était l’existence de la procédure d’enregistrement prévue par le Code du tourisme, et non simplement le classement d’une commune en zone tendue.

👉 Ancienne version du Code du tourisme applicable avant le 20 mai 2026

Depuis le 20 mai 2026 : la limite de 120 jours est devenue nationale

La rédaction du Code du tourisme a changé le 20 mai 2026.

La condition qui réservait cette limite aux communes ayant instauré l’enregistrement a disparu.

Désormais, toute personne qui propose comme meublé de tourisme un logement déclaré comme sa résidence principale ne peut en principe pas le louer au-delà de 120 jours au cours d’une même année civile, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure.

Une commune peut en outre décider, par délibération motivée, d’abaisser ce plafond, sans pouvoir descendre en dessous de 90 jours par an.

👉 Source officielle – Code du tourisme, article L.324-1-1 en vigueur depuis le 20 mai 2026

Votre souvenir d’une règle réservée à certaines communes est donc parfaitement logique : c’était bien le fonctionnement antérieur. C’est la loi qui a changé en mai 2026.

En revanche, cette évolution ne change rien au principe du SIRET : que vous louiez votre résidence principale 20, 60 ou 120 jours, le début de l’activité de location meublée doit être déclaré.


3. Oui : le début d’une activité de location meublée doit être déclaré

Sur ce point, l’administration fiscale est aujourd’hui très claire.

Lorsque vous débutez une activité de loueur en meublé non professionnel ou professionnel, vous devez déclarer la création ou le démarrage de l’activité dans les 15 jours suivant le premier jour de location.

Cette formalité permet notamment :

  • d’obtenir un numéro SIRET ;
  • de faire connaître officiellement l’existence de l’activité ;
  • d’indiquer le régime d’imposition choisi lorsque cela est nécessaire ;
  • de transmettre les informations aux organismes concernés.

👉 Source officielle – impots.gouv.fr : déclaration de début d’activité et SIRET

Il faut donc raisonner à partir du début réel de l’activité, et non du nombre de jours pendant lesquels vous envisagez de louer.

Si vous n’avez encore jamais proposé le logement à la location et qu’aucune activité n’a commencé, il n’y a évidemment pas encore de début d’activité à déclarer.


4. Comment obtenir son SIRET pour une location meublée en 2026 ?

La déclaration s’effectue désormais en ligne sur le Guichet des formalités des entreprises.

Vous pouvez passer par :

Le formulaire papier P0i, que l’on retrouve encore dans de nombreux anciens articles et tutoriels, n’est donc plus la procédure normale pour créer aujourd’hui une activité de location meublée.

Quelles informations préparer ?

  • votre identité ;
  • votre adresse ;
  • l’adresse du logement loué ;
  • la date de début de l’activité ;
  • une description précise de l’activité de location meublée ;
  • les informations demandées concernant votre régime fiscal.

Il n’est pas nécessaire d’essayer d’inventer ou de choisir arbitrairement un code APE : décrivez correctement l’activité exercée, puis l’INSEE attribuera le code correspondant à la formalité enregistrée.

Après traitement, votre activité dispose notamment d’un numéro SIRET.

👉 Source officielle – impots.gouv.fr : démarches préalables à la location meublée


5. SIRET et numéro d’enregistrement du logement : surtout ne pas les confondre

C’est probablement l’une des confusions les plus fréquentes lorsque l’on crée ou paramètre une annonce Airbnb.

Le SIRET identifie l’activité ou l’établissement du loueur.

Le numéro d’enregistrement du meublé de tourisme identifie, lui, le logement dans le cadre de la réglementation des locations touristiques.

Ces deux numéros n’ont donc ni la même origine ni la même fonction.

Il ne faut jamais saisir votre SIRET dans Airbnb à la place du numéro d’enregistrement demandé pour le logement.

Depuis le 20 mai 2026, le Code du tourisme prévoit par ailleurs une généralisation de l’enregistrement des meublés de tourisme via un dispositif national.

Nous avons détaillé séparément cette évolution, la période transitoire et les différents numéros demandés par Airbnb dans cet article :

Airbnb : où renseigner le numéro d’enregistrement, le classement, le DPE et les informations fiscales ?


6. Avoir un SIRET ne signifie pas automatiquement payer des cotisations sociales

C’est une autre confusion fréquente.

Un propriétaire peut tout à fait disposer d’un SIRET tout en restant fiscalement LMNP.

Il faut surtout distinguer les règles fiscales des règles sociales.

Fiscalement : deux conditions pour devenir LMP

Comme vu plus haut, le caractère professionnel fiscal suppose que les recettes de location meublée dépassent 23 000 € et qu’elles soient supérieures aux autres revenus d’activité du foyer fiscal pris en compte pour cette comparaison.

Socialement : le seuil de 23 000 € peut suffire en courte durée

Pour les cotisations sociales, le raisonnement est différent.

En location meublée touristique de courte durée, des recettes annuelles qui ne dépassent pas 23 000 € relèvent en principe de la gestion du patrimoine privé et ne donnent pas lieu au paiement de cotisations sociales professionnelles, même si les revenus restent soumis aux prélèvements sociaux et à l’impôt selon le régime applicable.

Lorsque les recettes de courte durée dépassent 23 000 €, le sujet des cotisations sociales doit en revanche être traité.

👉 Source officielle – Service-public.fr : cotisations sociales et location meublée

👉 Simulateur officiel Urssaf – location meublée et économie collaborative

Obtenir un SIRET au début de l’activité et franchir plus tard le seuil social de 23 000 € sont donc deux événements complètement différents.

Un propriétaire peut commencer avec quelques semaines de location et quelques milliers d’euros de recettes, disposer parfaitement normalement d’un SIRET, puis voir sa situation sociale évoluer plusieurs années plus tard si son activité se développe.


7. Et si je ne gagne que quelques centaines ou quelques milliers d’euros ?

Le faible montant des recettes ne fait pas disparaître la formalité de début d’activité.

En revanche, il peut évidemment modifier :

  • le montant de l’impôt réellement dû ;
  • le régime fiscal applicable ;
  • la possibilité de rester au micro-BIC ;
  • la situation au regard des cotisations sociales.

Le point à retenir reste le même : l’existence de l’activité et son niveau de recettes sont deux questions différentes.

Une activité de location meublée peut exister avec 2 000 € ou 20 000 € de recettes. Ce sont ensuite les seuils fiscaux et sociaux qui déterminent le traitement applicable.


8. Que faire si vous louez déjà mais n’avez jamais demandé de SIRET ?

Il faut éviter un raccourci que l’on voit parfois : l’absence de SIRET ne signifie pas automatiquement « travail dissimulé ».

En revanche, si l’activité de location meublée a réellement commencé sans que la déclaration de début d’activité ait été effectuée, la situation doit être régularisée.

L’absence de formalité peut notamment créer des incohérences entre :

  • les revenus déclarés aux impôts ;
  • les informations transmises par Airbnb ou les autres plateformes ;
  • le régime fiscal utilisé ;
  • l’existence administrative de l’activité ;
  • et éventuellement la situation sociale lorsque les recettes deviennent importantes.

Si vous louez déjà sans SIRET, le bon réflexe est donc de régulariser la déclaration de l’activité et, si le démarrage est ancien, de vérifier avec votre service des impôts ou un expert-comptable la manière de traiter les périodes antérieures.


9. Et sur la Côte de Beauté : Royan, Meschers, Saint-Georges-de-Didonne… ?

Il faut une nouvelle fois distinguer le SIRET du propriétaire des formalités locales concernant le logement.

Le SIRET résulte de la déclaration de l’activité de location meublée.

La déclaration du meublé, son numéro d’enregistrement ou une éventuelle autorisation de changement d’usage relèvent d’autres dispositifs.

À Royan

Royan a considérablement renforcé son dispositif en 2025.

Depuis le 1er juillet 2025, la Ville utilise une télédéclaration permettant notamment d’effectuer les démarches liées aux meublés de tourisme et, lorsque cela est nécessaire, au changement d’usage.

Depuis le 1er octobre 2025, les meublés de tourisme royannais doivent disposer d’un numéro d’enregistrement, qui doit apparaître sur les annonces.

Royan applique également un dispositif d’autorisation de changement d’usage. Il faut donc vérifier la situation précise du logement avant sa mise en location.

👉 Source officielle – Ville de Royan : régulation des meublés de tourisme

À Meschers-sur-Gironde et dans les autres communes

Il ne faut pas appliquer automatiquement les règles locales de Royan à Meschers-sur-Gironde, Saint-Georges-de-Didonne, Talmont-sur-Gironde ou Saint-Palais-sur-Mer.

En revanche, depuis le 20 mai 2026, le plafond national de 120 jours pour une résidence principale s’applique indépendamment de cette différence entre communes, sauf si une commune adopte un plafond inférieur pouvant descendre jusqu’à 90 jours.

Pour chaque logement, il faut donc vérifier séparément :

  • la déclaration de l’activité de location meublée et le SIRET ;
  • la déclaration ou l’enregistrement applicable au logement ;
  • l’éventuelle autorisation de changement d’usage ;
  • le plafond de location d’une résidence principale ;
  • la taxe de séjour ;
  • les autres règles locales applicables.

Nous tenons à jour le fonctionnement des différents numéros et réglages Airbnb dans notre article dédié :

Numéro d’enregistrement, classement, DPE, fiscalité : où renseigner quoi sur Airbnb ?


10. Une fois le SIRET obtenu : micro-BIC ou régime réel ?

Obtenir un SIRET ne détermine pas à lui seul la manière dont vos revenus seront imposés.

Selon la nature du logement, son classement, vos recettes et votre choix fiscal, vous pouvez relever du micro-BIC ou du régime réel.

Cette question devient particulièrement importante lorsque vous supportez des dépenses significatives :

  • conciergerie ;
  • ménage ;
  • linge ;
  • commissions Airbnb ou autres plateformes ;
  • assurance ;
  • entretien ;
  • financement ;
  • comptabilité.

Nous avons justement consacré un article complet à ce sujet :

Frais de conciergerie : quand, comment et pourquoi les déduire des impôts ?

Et le classement officiel du logement peut également modifier fortement l’équation fiscale :

LMNP 2026 : pourquoi faire classer son meublé de tourisme ?


Checklist : je commence à louer mon logement en meublé

  • 1. Je vérifie les règles applicables au meublé de tourisme dans ma commune.
  • 2. Je déclare mon début d’activité de location meublée sur le Guichet des formalités des entreprises dans les 15 jours suivant le premier jour de location.
  • 3. J’obtiens mon numéro SIRET.
  • 4. Je vérifie séparément si mon logement doit disposer d’un numéro d’enregistrement.
  • 5. Je vérifie si une autorisation de changement d’usage est nécessaire.
  • 6. S’il s’agit de ma résidence principale, je respecte le plafond national de 120 jours ou le plafond inférieur éventuellement décidé par ma commune.
  • 7. Je détermine mon régime fiscal : micro-BIC ou réel.
  • 8. Je surveille mes recettes, notamment au regard du seuil social de 23 000 €.
  • 9. Je conserve mes relevés de plateforme, factures et justificatifs.
  • 10. Je déclare correctement mes revenus de location meublée.

Conclusion : 120 jours et SIRET répondent à deux questions différentes

Le raccourci « je loue moins de 120 jours, donc je n’ai pas besoin de SIRET » est faux.

Le SIRET résulte de la déclaration de votre activité de location meublée. L’administration demande que cette activité soit déclarée dans les 15 jours suivant son commencement.

Le plafond de 120 jours répond à une autre logique : il limite le nombre de jours pendant lesquels une résidence principale peut être louée comme meublé de tourisme au cours d’une année civile.

Et si vous aviez retenu autrefois que cette règle ne concernait que certaines communes, votre souvenir est juste : c’était le droit applicable avant le 20 mai 2026.

Depuis cette date, le Code du tourisme a généralisé le plafond à l’ensemble du territoire. Une commune peut en outre choisir de l’abaisser jusqu’à 90 jours.

Le bon raisonnement est donc : je déclare mon activité pour obtenir mon SIRET, puis je vérifie séparément les règles fiscales, sociales et locales applicables à mon logement.

Chez CLM – Conciergerie Locative de Meschers, nous accompagnons également les propriétaires dans la mise en route de leur location : démarches de début d’activité, formalités locales, classement éventuel et paramétrage de l’annonce.

Vous souhaitez mettre votre logement en location saisonnière à Meschers-sur-Gironde, Royan ou sur la Côte de Beauté ?
Contactez CLM pour faire un premier point sur votre projet.

Cet article présente les règles générales connues lors de sa mise à jour en septembre 2026. La réglementation fiscale, sociale et locale pouvant évoluer, une situation particulière peut nécessiter une vérification auprès de l’administration ou d’un professionnel compétent.

Boîte à clé ou remise en main propre : que choisir ?

Boîte à clé ou remise des clés en main propre : quel choix pour une location saisonnière ?

En location saisonnière, l’arrivée autonome s’est largement développée. Pour le voyageur, la promesse est séduisante : pas de rendez-vous, pas d’horaire précis à respecter, un code et les clés sont disponibles.

Cette solution répond parfaitement à une logique de fluidité : plus l’arrivée est simple, plus le parcours du voyageur est facile. Et sur ce point, les intérêts des plateformes et ceux des voyageurs se rejoignent assez naturellement.

Mais pour le propriétaire, la question mérite peut-être d’être regardée autrement.

Car derrière la simple question « boîte à clé ou remise en main propre ? » se cachent en réalité plusieurs sujets : la qualité de l’accueil, la connaissance du logement, la relation avec les voyageurs, le suivi pendant le séjour, le départ… mais aussi le coût réel du service proposé par une conciergerie.

Une arrivée autonome est plus souple. Un accueil en personne est plus exigeant. La vraie question est donc moins de savoir quelle solution est “la meilleure” que de déterminer laquelle correspond au logement, au niveau de service attendu et aux priorités du propriétaire.


1. Pourquoi l’arrivée autonome séduit autant

Il faut d’abord reconnaître ses avantages.

Une boîte à clé ou une serrure connectée permet au voyageur d’arriver lorsqu’il le souhaite, y compris tardivement. Pour la conciergerie ou le propriétaire, cela supprime également une partie des contraintes liées aux horaires, aux retards sur la route ou aux changements de dernière minute.

Pour un logement simple, avec peu d’équipements à expliquer et une forte rotation de voyageurs, cette organisation peut être parfaitement cohérente.

Elle permet aussi de réduire les coûts opérationnels : pas de déplacement spécifique pour accueillir le voyageur, moins de temps passé sur place et une organisation plus facilement automatisable.

Il serait donc caricatural de présenter la boîte à clé comme une mauvaise solution par principe.

Elle répond simplement à un modèle de location différent.


2. Le propriétaire n’a pas forcément les mêmes priorités que la plateforme

Une plateforme de réservation cherche naturellement à rendre le parcours du voyageur aussi simple que possible : réserver rapidement, arriver facilement, limiter les contraintes.

Le propriétaire, lui, peut avoir d’autres préoccupations.

Il peut vouloir savoir comment les voyageurs prennent possession de sa maison, s’assurer que certains équipements sont correctement utilisés, préserver un logement auquel il tient ou simplement proposer un niveau de service cohérent avec le standing du bien.

Pour une villa avec piscine, jacuzzi, plusieurs équipements, un jardin, une borne de recharge ou certaines particularités techniques, donner un code et envoyer un livret numérique ne produit pas nécessairement la même expérience qu’un véritable accueil.

Et c’est probablement là que se situe la principale différence entre les deux modèles.


3. Remettre les clés en personne, ce n’est pas seulement contrôler une arrivée

Chez CLM – Conciergerie Locative de Meschers, nous avons choisi la remise des clés en main propre.

Mais pas uniquement pour vérifier qui entre dans le logement.

L’objectif est aussi de proposer un véritable moment d’accueil.

Lorsque nous recevons les voyageurs, nous pouvons leur présenter les particularités de la maison, expliquer le fonctionnement des équipements qui le nécessitent, répondre à leurs premières questions et leur parler de ce qu’ils trouveront autour d’eux : plages, commerces, restaurants, visites ou simplement quelques conseils pratiques.

Pour une location qui souhaite se positionner sur une expérience plus qualitative, voire premium, ce moment fait selon nous partie intégrante du séjour.

Le premium ne tient pas seulement à une piscine, un jacuzzi ou une belle décoration. Il tient aussi à la manière dont le voyageur est reçu.


4. Créer un lien humain change aussi la suite du séjour

C’est probablement l’un des enseignements les plus intéressants de notre expérience sur le terrain.

Lorsque le voyageur a rencontré la personne qui s’occupe du logement, il n’échange plus uniquement avec un numéro de téléphone ou une messagerie Airbnb : il sait à qui il parle.

Et cette petite différence change beaucoup de choses.

Une question est posée plus naturellement. Un petit problème est signalé plus facilement. Une information peut remonter avant qu’elle ne devienne réellement gênante.

Cette relation humaine permet aussi parfois de désamorcer très simplement des situations qui, derrière une messagerie impersonnelle, pourraient prendre une autre dimension.

Il ne s’agit donc pas seulement d’« accueillir » : il s’agit de créer dès le début du séjour un interlocuteur identifié et accessible.


5. Le check-out : la partie du service que l’on oublie souvent

Quand on parle de boîte à clé et d’arrivée autonome, presque toute l’attention se porte sur le check-in.

Pourtant, chez CLM, nous avons progressivement constaté que le départ est presque aussi important que l’arrivée.

Nous organisons donc également les check-outs par créneaux afin de pouvoir retrouver les voyageurs lorsqu’ils quittent le logement.

Cela permet bien sûr de récupérer directement les clés et de savoir que le logement a effectivement été libéré. En cas de retard, nous le constatons immédiatement au lieu de le découvrir lorsque l’équipe de ménage arrive.

Mais l’intérêt du check-out va beaucoup plus loin.

Un premier regard sur le logement

Nous pouvons repérer immédiatement une anomalie visible, un équipement endommagé ou un point qui nécessitera une intervention avant le prochain séjour.

Il ne s’agit pas de transformer le départ en inspection minutieuse devant le voyageur. Le ménage et les contrôles qui suivent restent indispensables. Mais cela permet de réduire considérablement le délai entre le départ et la découverte éventuelle d’un problème.

Et surtout : demander ce qui pourrait être amélioré

Au départ, nous demandons évidemment si le séjour s’est bien passé.

Mais nous posons aussi une autre question :

« Est-ce qu’il y a quelque chose que nous pourrions améliorer ? »

Et c’est souvent là que les retours les plus intéressants apparaissent.

Un lavabo qui s’écoule un peu lentement. Un ustensile qui manquerait dans la cuisine. Une petite difficulté d’utilisation. Une suggestion concernant l’équipement de la maison.

Des choses trop petites pour justifier un mauvais commentaire, mais suffisamment importantes pour améliorer le logement.

Nous retrouvons d’ailleurs ce phénomène dans les retours privés laissés sur les plateformes : certains voyageurs donnent publiquement une très bonne note tout en ajoutant, en privé, une remarque ou une suggestion très utile.

Le contact humain facilite cette parole plus informelle.

Pour le propriétaire, c’est particulièrement intéressant : on ne découvre pas seulement ce qui ne va pas. On découvre aussi ce qui pourrait être encore mieux.


6. Et la sécurité des boîtes à clés ?

Ce n’est pas, à nos yeux, l’argument principal contre l’arrivée autonome. Mais il ne faut pas non plus l’ignorer.

Une boîte à clé reste un dispositif mécanique accessible depuis l’extérieur. Selon sa conception, sa qualité et son emplacement, sa résistance peut être assez variable.

Le code peut également être partagé ou conservé après le séjour lorsqu’il n’est pas modifié régulièrement.

Enfin, certaines villes ou copropriétés encadrent désormais davantage leur installation, notamment lorsqu’elles sont fixées sur l’espace public ou sur des éléments communs.

👉 Voir l’exemple présenté par TF1 Info

Encore une fois, cela ne signifie pas qu’une boîte à clé soit systématiquement dangereuse. Cela signifie simplement qu’elle constitue un élément supplémentaire à prendre en compte dans l’organisation et la sécurisation du logement.


7. Un accueil en personne a aussi un coût

C’est un élément qu’il serait malhonnête d’oublier.

Une conciergerie qui organise l’essentiel de son activité à distance peut naturellement fonctionner avec des coûts plus faibles qu’une conciergerie qui se déplace physiquement à chaque arrivée et à chaque départ.

Accueillir un voyageur implique un déplacement, du temps d’attente lorsque la circulation ou le trajet a pris du retard, du temps passé à présenter le logement et à répondre aux questions.

Le check-out représente ensuite un second déplacement et un nouveau temps de présence.

Ce service a donc forcément une valeur économique.

Sur des séjours très courts ou sur des logements dont le prix à la nuitée est faible, les deux déplacements peuvent représenter une part importante de la rémunération de la conciergerie. Dans ce type de situation, une arrivée autonome peut être économiquement plus logique, ou nécessiter la mise en place d’un minimum de facturation pour les prestations d’arrivée et de départ.

À l’inverse, pour une villa ou un logement générant un revenu plus important par séjour, la présence physique peut représenter une part relativement faible du coût global tout en contribuant fortement à la qualité de l’expérience.


8. La remise en main propre est-elle adaptée à tous les logements ?

Probablement pas.

Et c’est justement pour cela qu’il nous paraît important de ne pas opposer les deux modèles de manière caricaturale.

Critère Arrivée autonome Accueil et départ en personne
Souplesse horaire 🟢 Très forte 🟠 Nécessite des créneaux
Coût opérationnel 🟢 Plus faible 🟠 Plus élevé
Accueil du voyageur ⚪ Fonctionnel 🟢 Personnalisé
Présentation des équipements ⚪ Livret / messages 🟢 Explications sur place
Conseils locaux ⚪ Principalement numériques 🟢 Échange direct
Relation pendant le séjour ⚪ Plus distante 🟢 Interlocuteur déjà identifié
Contrôle du départ 🟠 Différé 🟢 Immédiat
Retour voyageur ⚪ Principalement numérique 🟢 Échange direct et retours informels
Petits logements / forte rotation 🟢 Souvent pertinente 🟠 À étudier économiquement
Villas / biens premium ⚪ Possible 🟢 Cohérent avec un service haut de gamme

Pour un petit appartement principalement recherché pour son emplacement et son prix, l’autonomie peut parfaitement convenir.

Pour une maison familiale ou une villa avec de nombreux équipements et un positionnement plus haut de gamme, nous pensons qu’un accueil physique apporte davantage de valeur.


9. Notre choix chez CLM : privilégier l’hospitalité plutôt que l’automatisation

Chez CLM – Conciergerie Locative de Meschers, nous avons donc fait un choix assumé : continuer à accueillir les voyageurs en personne et à les revoir lors de leur départ.

C’est une organisation plus lourde.

Elle impose des déplacements, des créneaux, davantage de coordination et parfois quelques adaptations lorsque plusieurs logements accueillent ou voient partir leurs voyageurs le même jour.

Mais c’est aussi cette présence qui nous permet de proposer le type de service que nous souhaitons défendre sur la Côte de Beauté : local, humain, attentif et adapté aux logements dont les propriétaires souhaitent préserver la qualité.

Notre rôle n’est donc pas seulement de remettre des clés.

Il consiste à accueillir, renseigner, rester disponible pendant le séjour, retrouver les voyageurs au départ, écouter leurs remarques et faire remonter au propriétaire les informations susceptibles d’améliorer son logement.

Deux déplacements prennent davantage de temps qu’un code envoyé par message. Mais ils permettent aussi de créer quelque chose qu’une boîte à clé ne peut pas automatiser : une véritable relation d’hospitalité.

Pour découvrir plus précisément notre organisation, consultez nos tarifs et notre fonctionnement, découvrez les biens présentés par CLM ou contactez-nous pour échanger sur votre projet.


Conclusion : une question de modèle, pas seulement de clés

Boîte à clé ou remise en main propre ? Les deux solutions répondent à des besoins différents.

L’arrivée autonome privilégie la souplesse, l’automatisation et des coûts opérationnels plus faibles.

L’accueil en personne demande davantage de temps et d’organisation, mais permet d’offrir une expérience plus personnalisée, de créer un lien avec les voyageurs et de conserver une présence réelle jusqu’au moment du départ.

Le bon choix dépend donc du logement, de son niveau de gamme, de la durée moyenne des séjours et surtout du service que le propriétaire souhaite proposer.

Chez CLM – Conciergerie Locative de Meschers, nous avons choisi le second modèle. Non parce qu’il serait adapté à toutes les situations, mais parce qu’il correspond à notre vision de la conciergerie et aux biens que nous souhaitons accompagner.

Le parcours légal 2026 : louer votre logement sur Airbnb, Booking ou Abritel en toute conformité

Vous souhaitez louer votre logement sur Airbnb, Booking ou Abritel, tout en restant parfaitement en règle avant de confier la gestion à CLM – Conciergerie Locative de Meschers ?

Voici le parcours légal le plus simple possible, mis à jour pour 2026, étape par étape, avec tous les liens officiels.


1️⃣ Obtenir votre numéro SIRET (obligatoire pour toute location meublée)

Pour louer un logement meublé, même quelques jours par an, vous devez avoir un numéro SIRET.
Ce numéro vous inscrit automatiquement au statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel).

✔️ Demande 100 % en ligne :
👉 https://procedures.inpi.fr/?/declaration-p0i

Lorsqu’on vous demande l’activité, sélectionnez :
6820A – Location de logements meublés

Référence officielle :
👉 https://www.entreprises.gouv.fr/fr/meubles-de-tourisme

ℹ️ CLM peut vous assister si vous n’êtes pas à l’aise avec l’inscription.

On vous propose aussi ce guide complet INPI.


2️⃣ Choisir votre régime fiscal LMNP (Micro-BIC ou Réel) – Version 2026

Une fois votre SIRET obtenu, vous devez choisir un régime fiscal.

Depuis la réforme 2025/2026, les règles changent selon le type de location :


✔ Micro-BIC (régime par défaut)

👉 Pour un meublé de tourisme non classé (Airbnb, Booking, Abritel)

  • Plafond micro-BIC : 15 000 €/an
  • Abattement : 30 %

➡️ Au-delà de 15 000 €, micro-BIC impossible, vous passez au réel obligatoire.


👉 Pour un meublé de tourisme classé ou location meublée longue durée

  • Plafond micro-BIC : 77 700 €
  • Abattement : 50 %

✔ Régime réel (sur option ou obligatoire si recettes > 15 000 € non classé)

Vous pouvez déduire :

  • travaux,
  • intérêts d’emprunt,
  • ameublement,
  • amortissement du logement,
  • conciergerie, ménage, charges,
  • taxe foncière…

➡️ Le réel est souvent le plus avantageux pour la location saisonnière.

Informations officielles :
👉 https://www.impots.gouv.fr/location-meublee


3️⃣ Déclarer votre meublé de tourisme en mairie

La déclaration est obligatoire pour toute location saisonnière dans la plupart des communes de la Côte de Beauté, notamment :

✔️ Page officielle simple (formulaire + explications) :

👉 https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R14321

Formulaire Cerfa direct (14004*04) :
👉 https://www.formulaires.service-public.fr/gf/cerfa_14004.do

Cas particulier de Royan, cela se fait sur Décaloc.

ℹ️ CLM peut le remplir avec vous.


4️⃣ Taxe de séjour : automatique ou déclaration manuelle

✔ Si vous louez via Airbnb, Booking, Abritel

La plateforme :

  • calcule automatiquement la taxe,
  • la collecte auprès du voyageur,
  • la reverse à la collectivité.

👉 Vous n’avez aucune action à réaliser.


✔ Si vous louez en direct (site personnel, bouche-à-oreille, clientèle locale)

Les communes du territoire utilisent la plateforme officielle : 👉 https://royanatlantique.taxesejour.fr

Vous devez :

  1. créer un compte,
  2. déclarer vos nuitées,
  3. régler la taxe due.

ℹ️ CLM peut vous accompagner dans la création et l’utilisation du compte, sans intervenir dans les paiements (loi Hoguet).


5️⃣ Mettre votre annonce en ligne (CLM peut tout gérer)

CLM peut s’occuper de :

  • D’optimiser votre annonce Airbnb / Booking / Abritel,
  • réaliser des photos efficaces,
  • rédiger un texte attractif,
  • paramétrer calendrier, prix, restrictions,
  • synchroniser vos canaux de réservation.

👉 Vous pouvez tout déléguer.


6️⃣ Déclarer vos revenus LMNP (1 fois par an)

Dans votre espace impots.gouv.fr, rubrique :
👉 “Revenus industriels et commerciaux non professionnels (BIC)”

Documentation officielle :
👉 https://www.impots.gouv.fr/location-meublee

ℹ️ CLM peut vous fournir les montants à déclarer et vous indiquer la ligne exacte.


7️⃣ Les assurances indispensables du propriétaire (LMNP)

Avant d’accueillir votre premier voyageur, vérifiez que votre logement est assuré pour l’activité saisonnière.

✔ Assurance Propriétaire Non-Occupant (PNO)

Indispensable (mais non obligatoire) pour :

  • dégâts des eaux, incendies, explosions,
  • dommages en votre absence,
  • responsabilité civile du propriétaire,
  • recours des locataires,
  • relogement / pertes d’exploitation selon contrat.

✔ Assurance RC du propriétaire bailleur

Souvent incluse dans la PNO.

✔ Assurance RC Professionnelle de la conciergerie (CLM)

Protège contre :

  • dommages lors des prestations,
  • interventions,
  • gestion locative.

Résumé pratique (version 2026)

ÉtapeActionLien
1Obtenir un SIREThttps://procedures.inpi.fr/?/declaration-p0i
2Choisir Micro-BIC / Réelhttps://www.impots.gouv.fr/location-meublee
3Déclarer le meublé en mairiehttps://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R14321
4Taxe via plateformesAutomatique
4 bisTaxe de séjour https://royanatlantique.taxesejour.fr
5Optimisation de l’annonceCLM
6Déclaration LMNP annuellehttps://www.impots.gouv.fr/location-meublee

LE PLUS : Faire classer votre logement.

Conclusion

Avec CLM – Conciergerie Locative de Meschers, vous louez :

✔ en toute conformité,
✔ simplement,
✔ avec un accompagnement local, humain et professionnel,
✔ sans perdre de temps dans l’administratif.

Vous êtes propriétaire à Meschers, Royan, Saint-Georges ou alentours ?
➡️ Nous pouvons vous accompagner dès aujourd’hui.

Carte G et conciergerie locative : suis-je concerné par la loi Hoguet ?

La gestion de location saisonnière attire de plus en plus de propriétaires à Royan, Meschers et sur la Côte de Beauté. Mais une question revient souvent : faut-il une carte G pour gérer un bien en location meublée ?
Chez CLM – Conciergerie Locative Meschers, nous savons que la réponse dépend du rôle que joue la conciergerie dans l’encaissement des loyers. Voici un guide clair pour comprendre la loi Hoguet et savoir si vous êtes concerné.


⚖️ Qu’est-ce que la loi Hoguet ?

La loi Hoguet (1970) encadre les professions immobilières : agents, syndics, gestionnaires.
Elle impose notamment la carte professionnelle “G” (gestion immobilière) pour toute personne qui :

  • Encaisse des loyers pour le compte d’un propriétaire,

  • Gère les contrats et la comptabilité liés à ces loyers,

  • Délivre des quittances.

👉 Autrement dit : si une conciergerie perçoit l’argent des locataires avant de le reverser aux propriétaires, elle doit avoir une carte G.


🏠 Conciergerie locative : dans quels cas la carte G est nécessaire ?

  • ✅ Pas de Carte G nécessaire si :

    • Le propriétaire encaisse directement les loyers (via virement ou Stripe Connect).

    • La conciergerie facture uniquement ses prestations au propriétaire (commission, ménage, accueil…).

    • La conciergerie diffuse simplement les annonces (comme Leboncoin ou Airbnb).

  • ⚠️ Carte G obligatoire si :

    • La conciergerie encaisse les loyers à la place du propriétaire.

    • Puis reverse au propriétaire après avoir prélevé sa commission (voir Service-public.fr).


📌 Exemple concret

  • Sans Carte G (modèle légal LMNP)

    • Le locataire réserve un séjour à 800 €.

    • Le propriétaire encaisse directement via Stripe.

    • La conciergerie émet une facture de 160 € (20 % de commission) au propriétaire.

  • Avec Carte G (intermédiation)

    • La conciergerie encaisse 800 €.

    • Elle garde 160 € et reverse 640 € au propriétaire.

    • → Cette pratique nécessite légalement une carte G.


🔑 Ce que vous devez retenir

  • La carte G ne concerne pas le propriétaire LMNP (voir impots.gouv.fr).

  • Elle concerne uniquement les prestataires qui manipulent l’argent des loyers.

  • Une conciergerie peut parfaitement être hors loi Hoguet si le flux financier est bien structuré.

Chez notre conciergerie à Meschers-sur-Gironde et Royan, nous avons fait le choix d’un modèle transparent :
👉 Les propriétaires restent LMNP, encaissent directement leurs loyers, et nous facturons simplement nos prestations de conciergerie.


🚀 Conclusion

La loi Hoguet n’est pas un frein pour louer sereinement son bien.
Avec un modèle conforme, vous restez propriétaire LMNP, sans carte G, et profitez d’une gestion clé en main.

Chez CLM – Conciergerie Locative Meschers, nous avons choisi la transparence :
👉 Vous encaissez directement vos loyers, nous facturons simplement nos prestations.

➡️ Vous souhaitez en savoir plus sur la gestion locative sans Carte G à Royan et Meschers ? [Contactez-nous dès aujourd’hui]

LMNP ou para-hôtelier ? Les 4 services qui changent tout pour votre fiscalité

De nombreux propriétaires à Royan, Meschers et sur la Côte de Beauté choisissent le régime LMNP (loueur meublé non professionnel) pour leurs locations saisonnières. Mais attention : fournir certains services peut faire basculer votre activité en para-hôtelière, avec des obligations fiscales et sociales bien plus lourdes.
Chez CLM – Conciergerie Locative Meschers, nous accompagnons les propriétaires pour rester sereinement dans le cadre LMNP.


⚖️ Le régime LMNP

Le statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP) s’applique lorsque :

  • Vos recettes annuelles de location meublée n’excèdent pas 23 000 €, ou représentent moins de 50 % de vos revenus globaux.
  • Vous déclarez vos revenus en BIC (bénéfices industriels et commerciaux), au régime micro-BIC ou au régime réel.
  • Vous ne facturez pas de TVA (sauf exceptions rares).

👉 Le LMNP est le régime le plus courant et le plus simple pour les locations saisonnières.


🏨 Le régime para-hôtelier

Selon l’administration fiscale (BOFiP), une activité de location meublée est assimilée à de l’hôtellerie si le propriétaire fournit au moins 3 des 4 services para-hôteliers suivants :

  1. Fourniture du petit-déjeuner,
  2. Nettoyage régulier du logement pendant le séjour,
  3. Fourniture et renouvellement du linge en cours de séjour,
  4. Accueil ou réception personnalisée, de manière similaire à un hôtel.

👉 Dans ce cas, l’activité est soumise à TVA et peut entraîner une affiliation au régime social des indépendants (SSI).


📌 Exemple concret

  • LMNP classique (aucun risque)
    • Le propriétaire loue son bien meublé, fournit le linge à l’arrivée et facture un ménage de fin de séjour.
    • → Il reste LMNP, sans TVA, et conserve la simplicité de son régime.
  • Para-hôtelier (changement fiscal)
    • Le propriétaire propose ménage quotidien, change les draps tous les 3 jours et accueille les clients comme dans un hôtel.
    • → Il bascule en para-hôtellerie : TVA à facturer, charges sociales, comptabilité lourde.

🔑 Ce que vous devez retenir

  • LMNP = location meublée simple, sans services hôteliers récurrents.
  • Para-hôtelier = requalification dès lors que 3 services sur 4 sont fournis.
  • Fournir un ménage avant/après séjour ou le linge à l’arrivée ne fait pas basculer en para-hôtellerie (voir impots.gouv.fr).

Chez notre conciergerie à Meschers-sur-Gironde et Royan, nous avons fait le choix d’un modèle clair :
👉 Le propriétaire reste LMNP et encaisse directement ses loyers.
👉 Les services annexes (ménage en cours de séjour, assistance voyageurs) sont facturés par notre conciergerie, en toute conformité.


🚀 Conclusion

Le régime LMNP reste le plus simple et le plus avantageux pour la majorité des propriétaires.
La clé pour éviter la requalification ? Ne pas fournir plusieurs services para-hôteliers.

Avec CLM – Conciergerie Locative Meschers, les propriétaires restent LMNP :
👉 Vous encaissez directement vos loyers.
👉 Nous gérons et facturons les services annexes en notre nom.

➡️ Vous voulez optimiser vos revenus locatifs tout en restant LMNP ? [Contactez CLM dès aujourd’hui]