Mise à jour : septembre 2026.

Vous louez votre résidence principale ou un autre logement sur Airbnb seulement quelques semaines par an et vous vous demandez si le seuil des 120 jours vous dispense d’avoir un numéro SIRET ?

La réponse est non : le nombre de jours loués ne détermine pas l’obligation de déclarer une activité de location meublée.

Lorsque vous débutez une activité de location meublée, l’administration fiscale demande de déclarer le début de cette activité dans les 15 jours suivant le premier jour de location. Cette formalité permet notamment d’obtenir un numéro SIRET.

Le seuil des 120 jours répond à une toute autre question : il concerne la durée pendant laquelle un logement constituant votre résidence principale peut être proposé comme meublé de tourisme.

Et sur ce point, la réglementation a justement changé en 2026 : la règle des 120 jours n’était auparavant pas applicable partout de la même manière, alors qu’elle est désormais nationale depuis le 20 mai 2026.

Autrement dit :

SIRET, seuil de 120 jours, statut LMNP/LMP et numéro d’enregistrement du meublé sont quatre sujets différents.

Voici ce qu’il faut réellement retenir en 2026.


En bref : moins de 120 jours = SIRET quand même ?

SituationCe qu’il faut retenir
Je loue mon logement meublé seulement quelques week-ends par anLa faible durée de location ne dispense pas de déclarer le début de l’activité.
Je loue ma résidence principale moins de 120 joursLe plafond des 120 jours concerne la réglementation du meublé de tourisme, pas l’obtention du SIRET.
Je passe par Airbnb, Booking ou AbritelLa plateforme utilisée ne change pas l’obligation de déclarer l’activité de location meublée.
J’ai déjà un numéro d’enregistrement pour le logementCe numéro ne remplace pas le SIRET.
J’ai un numéro SIRETCela ne signifie pas automatiquement que je suis loueur professionnel ni que je dois immédiatement payer des cotisations sociales.

1. SIRET, LMNP et LMP : trois notions à ne pas confondre

On parle très souvent de « statut LMNP », mais l’expression peut donner l’impression qu’il s’agit d’un statut que l’on choisit volontairement.

En réalité, les revenus tirés d’une location meublée sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux – BIC.

Le caractère professionnel ou non professionnel de l’activité dépend ensuite de critères fiscaux précis.

Pour être considéré fiscalement comme loueur en meublé professionnel – LMP, deux conditions doivent être réunies simultanément :

  • les recettes annuelles de location meublée du foyer fiscal dépassent 23 000 € ;
  • et ces recettes dépassent les autres revenus d’activité du foyer fiscal retenus pour cette comparaison.

Si l’une de ces deux conditions n’est pas remplie, l’activité reste fiscalement non professionnelle – LMNP.

👉 Source officielle – impots.gouv.fr : location meublée

Le point essentiel est donc le suivant :

Le SIRET identifie votre activité de location meublée. Il ne vous transforme pas à lui seul en loueur professionnel.


2. À quoi servent réellement les 120 jours ?

Le fameux plafond des 120 jours n’est pas un seuil fiscal et ne détermine pas l’obligation d’obtenir un SIRET.

Il concerne la location touristique d’un logement qui constitue la résidence principale du loueur.

Une résidence principale est, en principe, le logement occupé au moins huit mois par an, sauf notamment obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure.

Mais pour comprendre les nombreuses informations contradictoires que l’on trouve encore sur Internet, il faut regarder l’évolution de la loi.

Avant le 20 mai 2026 : les 120 jours ne s’appliquaient pas partout

Jusqu’au 19 mai 2026, le Code du tourisme rattachait explicitement la limite des 120 jours aux communes ayant mis en œuvre la procédure d’enregistrement des meublés de tourisme.

C’est la raison pour laquelle cette règle a longtemps été surtout connue dans les grandes villes et les territoires ayant choisi de renforcer leur réglementation des locations touristiques.

On la résumait parfois en parlant des « zones tendues ». Ce raccourci n’était toutefois pas parfaitement exact juridiquement : le critère était l’existence de la procédure d’enregistrement prévue par le Code du tourisme, et non simplement le classement d’une commune en zone tendue.

👉 Ancienne version du Code du tourisme applicable avant le 20 mai 2026

Depuis le 20 mai 2026 : la limite de 120 jours est devenue nationale

La rédaction du Code du tourisme a changé le 20 mai 2026.

La condition qui réservait cette limite aux communes ayant instauré l’enregistrement a disparu.

Désormais, toute personne qui propose comme meublé de tourisme un logement déclaré comme sa résidence principale ne peut en principe pas le louer au-delà de 120 jours au cours d’une même année civile, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure.

Une commune peut en outre décider, par délibération motivée, d’abaisser ce plafond, sans pouvoir descendre en dessous de 90 jours par an.

👉 Source officielle – Code du tourisme, article L.324-1-1 en vigueur depuis le 20 mai 2026

Votre souvenir d’une règle réservée à certaines communes est donc parfaitement logique : c’était bien le fonctionnement antérieur. C’est la loi qui a changé en mai 2026.

En revanche, cette évolution ne change rien au principe du SIRET : que vous louiez votre résidence principale 20, 60 ou 120 jours, le début de l’activité de location meublée doit être déclaré.


3. Oui : le début d’une activité de location meublée doit être déclaré

Sur ce point, l’administration fiscale est aujourd’hui très claire.

Lorsque vous débutez une activité de loueur en meublé non professionnel ou professionnel, vous devez déclarer la création ou le démarrage de l’activité dans les 15 jours suivant le premier jour de location.

Cette formalité permet notamment :

  • d’obtenir un numéro SIRET ;
  • de faire connaître officiellement l’existence de l’activité ;
  • d’indiquer le régime d’imposition choisi lorsque cela est nécessaire ;
  • de transmettre les informations aux organismes concernés.

👉 Source officielle – impots.gouv.fr : déclaration de début d’activité et SIRET

Il faut donc raisonner à partir du début réel de l’activité, et non du nombre de jours pendant lesquels vous envisagez de louer.

Si vous n’avez encore jamais proposé le logement à la location et qu’aucune activité n’a commencé, il n’y a évidemment pas encore de début d’activité à déclarer.


4. Comment obtenir son SIRET pour une location meublée en 2026 ?

La déclaration s’effectue désormais en ligne sur le Guichet des formalités des entreprises.

Vous pouvez passer par :

Le formulaire papier P0i, que l’on retrouve encore dans de nombreux anciens articles et tutoriels, n’est donc plus la procédure normale pour créer aujourd’hui une activité de location meublée.

Quelles informations préparer ?

  • votre identité ;
  • votre adresse ;
  • l’adresse du logement loué ;
  • la date de début de l’activité ;
  • une description précise de l’activité de location meublée ;
  • les informations demandées concernant votre régime fiscal.

Il n’est pas nécessaire d’essayer d’inventer ou de choisir arbitrairement un code APE : décrivez correctement l’activité exercée, puis l’INSEE attribuera le code correspondant à la formalité enregistrée.

Après traitement, votre activité dispose notamment d’un numéro SIRET.

👉 Source officielle – impots.gouv.fr : démarches préalables à la location meublée


5. SIRET et numéro d’enregistrement du logement : surtout ne pas les confondre

C’est probablement l’une des confusions les plus fréquentes lorsque l’on crée ou paramètre une annonce Airbnb.

Le SIRET identifie l’activité ou l’établissement du loueur.

Le numéro d’enregistrement du meublé de tourisme identifie, lui, le logement dans le cadre de la réglementation des locations touristiques.

Ces deux numéros n’ont donc ni la même origine ni la même fonction.

Il ne faut jamais saisir votre SIRET dans Airbnb à la place du numéro d’enregistrement demandé pour le logement.

Depuis le 20 mai 2026, le Code du tourisme prévoit par ailleurs une généralisation de l’enregistrement des meublés de tourisme via un dispositif national.

Nous avons détaillé séparément cette évolution, la période transitoire et les différents numéros demandés par Airbnb dans cet article :

Airbnb : où renseigner le numéro d’enregistrement, le classement, le DPE et les informations fiscales ?


6. Avoir un SIRET ne signifie pas automatiquement payer des cotisations sociales

C’est une autre confusion fréquente.

Un propriétaire peut tout à fait disposer d’un SIRET tout en restant fiscalement LMNP.

Il faut surtout distinguer les règles fiscales des règles sociales.

Fiscalement : deux conditions pour devenir LMP

Comme vu plus haut, le caractère professionnel fiscal suppose que les recettes de location meublée dépassent 23 000 € et qu’elles soient supérieures aux autres revenus d’activité du foyer fiscal pris en compte pour cette comparaison.

Socialement : le seuil de 23 000 € peut suffire en courte durée

Pour les cotisations sociales, le raisonnement est différent.

En location meublée touristique de courte durée, des recettes annuelles qui ne dépassent pas 23 000 € relèvent en principe de la gestion du patrimoine privé et ne donnent pas lieu au paiement de cotisations sociales professionnelles, même si les revenus restent soumis aux prélèvements sociaux et à l’impôt selon le régime applicable.

Lorsque les recettes de courte durée dépassent 23 000 €, le sujet des cotisations sociales doit en revanche être traité.

👉 Source officielle – Service-public.fr : cotisations sociales et location meublée

👉 Simulateur officiel Urssaf – location meublée et économie collaborative

Obtenir un SIRET au début de l’activité et franchir plus tard le seuil social de 23 000 € sont donc deux événements complètement différents.

Un propriétaire peut commencer avec quelques semaines de location et quelques milliers d’euros de recettes, disposer parfaitement normalement d’un SIRET, puis voir sa situation sociale évoluer plusieurs années plus tard si son activité se développe.


7. Et si je ne gagne que quelques centaines ou quelques milliers d’euros ?

Le faible montant des recettes ne fait pas disparaître la formalité de début d’activité.

En revanche, il peut évidemment modifier :

  • le montant de l’impôt réellement dû ;
  • le régime fiscal applicable ;
  • la possibilité de rester au micro-BIC ;
  • la situation au regard des cotisations sociales.

Le point à retenir reste le même : l’existence de l’activité et son niveau de recettes sont deux questions différentes.

Une activité de location meublée peut exister avec 2 000 € ou 20 000 € de recettes. Ce sont ensuite les seuils fiscaux et sociaux qui déterminent le traitement applicable.


8. Que faire si vous louez déjà mais n’avez jamais demandé de SIRET ?

Il faut éviter un raccourci que l’on voit parfois : l’absence de SIRET ne signifie pas automatiquement « travail dissimulé ».

En revanche, si l’activité de location meublée a réellement commencé sans que la déclaration de début d’activité ait été effectuée, la situation doit être régularisée.

L’absence de formalité peut notamment créer des incohérences entre :

  • les revenus déclarés aux impôts ;
  • les informations transmises par Airbnb ou les autres plateformes ;
  • le régime fiscal utilisé ;
  • l’existence administrative de l’activité ;
  • et éventuellement la situation sociale lorsque les recettes deviennent importantes.

Si vous louez déjà sans SIRET, le bon réflexe est donc de régulariser la déclaration de l’activité et, si le démarrage est ancien, de vérifier avec votre service des impôts ou un expert-comptable la manière de traiter les périodes antérieures.


9. Et sur la Côte de Beauté : Royan, Meschers, Saint-Georges-de-Didonne… ?

Il faut une nouvelle fois distinguer le SIRET du propriétaire des formalités locales concernant le logement.

Le SIRET résulte de la déclaration de l’activité de location meublée.

La déclaration du meublé, son numéro d’enregistrement ou une éventuelle autorisation de changement d’usage relèvent d’autres dispositifs.

À Royan

Royan a considérablement renforcé son dispositif en 2025.

Depuis le 1er juillet 2025, la Ville utilise une télédéclaration permettant notamment d’effectuer les démarches liées aux meublés de tourisme et, lorsque cela est nécessaire, au changement d’usage.

Depuis le 1er octobre 2025, les meublés de tourisme royannais doivent disposer d’un numéro d’enregistrement, qui doit apparaître sur les annonces.

Royan applique également un dispositif d’autorisation de changement d’usage. Il faut donc vérifier la situation précise du logement avant sa mise en location.

👉 Source officielle – Ville de Royan : régulation des meublés de tourisme

À Meschers-sur-Gironde et dans les autres communes

Il ne faut pas appliquer automatiquement les règles locales de Royan à Meschers-sur-Gironde, Saint-Georges-de-Didonne, Talmont-sur-Gironde ou Saint-Palais-sur-Mer.

En revanche, depuis le 20 mai 2026, le plafond national de 120 jours pour une résidence principale s’applique indépendamment de cette différence entre communes, sauf si une commune adopte un plafond inférieur pouvant descendre jusqu’à 90 jours.

Pour chaque logement, il faut donc vérifier séparément :

  • la déclaration de l’activité de location meublée et le SIRET ;
  • la déclaration ou l’enregistrement applicable au logement ;
  • l’éventuelle autorisation de changement d’usage ;
  • le plafond de location d’une résidence principale ;
  • la taxe de séjour ;
  • les autres règles locales applicables.

Nous tenons à jour le fonctionnement des différents numéros et réglages Airbnb dans notre article dédié :

Numéro d’enregistrement, classement, DPE, fiscalité : où renseigner quoi sur Airbnb ?


10. Une fois le SIRET obtenu : micro-BIC ou régime réel ?

Obtenir un SIRET ne détermine pas à lui seul la manière dont vos revenus seront imposés.

Selon la nature du logement, son classement, vos recettes et votre choix fiscal, vous pouvez relever du micro-BIC ou du régime réel.

Cette question devient particulièrement importante lorsque vous supportez des dépenses significatives :

  • conciergerie ;
  • ménage ;
  • linge ;
  • commissions Airbnb ou autres plateformes ;
  • assurance ;
  • entretien ;
  • financement ;
  • comptabilité.

Nous avons justement consacré un article complet à ce sujet :

Frais de conciergerie : quand, comment et pourquoi les déduire des impôts ?

Et le classement officiel du logement peut également modifier fortement l’équation fiscale :

LMNP 2026 : pourquoi faire classer son meublé de tourisme ?


Checklist : je commence à louer mon logement en meublé

  • 1. Je vérifie les règles applicables au meublé de tourisme dans ma commune.
  • 2. Je déclare mon début d’activité de location meublée sur le Guichet des formalités des entreprises dans les 15 jours suivant le premier jour de location.
  • 3. J’obtiens mon numéro SIRET.
  • 4. Je vérifie séparément si mon logement doit disposer d’un numéro d’enregistrement.
  • 5. Je vérifie si une autorisation de changement d’usage est nécessaire.
  • 6. S’il s’agit de ma résidence principale, je respecte le plafond national de 120 jours ou le plafond inférieur éventuellement décidé par ma commune.
  • 7. Je détermine mon régime fiscal : micro-BIC ou réel.
  • 8. Je surveille mes recettes, notamment au regard du seuil social de 23 000 €.
  • 9. Je conserve mes relevés de plateforme, factures et justificatifs.
  • 10. Je déclare correctement mes revenus de location meublée.

Conclusion : 120 jours et SIRET répondent à deux questions différentes

Le raccourci « je loue moins de 120 jours, donc je n’ai pas besoin de SIRET » est faux.

Le SIRET résulte de la déclaration de votre activité de location meublée. L’administration demande que cette activité soit déclarée dans les 15 jours suivant son commencement.

Le plafond de 120 jours répond à une autre logique : il limite le nombre de jours pendant lesquels une résidence principale peut être louée comme meublé de tourisme au cours d’une année civile.

Et si vous aviez retenu autrefois que cette règle ne concernait que certaines communes, votre souvenir est juste : c’était le droit applicable avant le 20 mai 2026.

Depuis cette date, le Code du tourisme a généralisé le plafond à l’ensemble du territoire. Une commune peut en outre choisir de l’abaisser jusqu’à 90 jours.

Le bon raisonnement est donc : je déclare mon activité pour obtenir mon SIRET, puis je vérifie séparément les règles fiscales, sociales et locales applicables à mon logement.

Chez CLM – Conciergerie Locative de Meschers, nous accompagnons également les propriétaires dans la mise en route de leur location : démarches de début d’activité, formalités locales, classement éventuel et paramétrage de l’annonce.

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Cet article présente les règles générales connues lors de sa mise à jour en septembre 2026. La réglementation fiscale, sociale et locale pouvant évoluer, une situation particulière peut nécessiter une vérification auprès de l’administration ou d’un professionnel compétent.