Vous payez une conciergerie (ménage, check-in/out, gestion voyageurs) ? Voici quand et comment déduire vos frais de conciergerie, selon votre régime fiscal (micro ou réel) en meublé ou en location nue.

Vous confiez votre bien à CLM Conciergerie (ou une autre…) pour gagner du temps, améliorer l’expérience voyageurs et sécuriser votre exploitation. Bonne nouvelle : dans de nombreux cas, les frais de conciergerie sont fiscalement déductibles… à condition d’être au bon régime d’imposition et de conserver les bons justificatifs.

Dans cet article, on vous explique pourquoi, quand et comment déduire vos frais de conciergerie (gestion, ménage, linge, consommables, etc.), avec des repères simples et à jour.

⚠️ Note utile : cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable ou de l’administration fiscale.

1) Pourquoi déduire les frais de conciergerie ?

Déduire une charge, c’est réduire votre revenu imposable, donc souvent payer moins d’impôts et moins de prélèvements sociaux (selon votre situation).

En location courte durée, les frais de conciergerie peuvent vite représenter un poste important :

  • gestion et communication voyageurs,
  • check-in / check-out,
  • ménage, blanchisserie / linge,
  • petites fournitures (accueil, consommables),
  • coordination des interventions, maintenance légère.

Si vous êtes au régime réel, ces dépenses viennent diminuer le résultat imposable (et peuvent, selon les cas, contribuer à un résultat très faible voire nul grâce à l’ensemble des charges et amortissements en meublé). Le principe général côté BIC réel est bien la déduction des charges et frais de gestion afférents à l’exploitation.


2) Le point clé : votre régime fiscal (micro vs réel)

C’est le régime qui détermine si vous pouvez déduire “au centime près” vos frais CLM.

A) Vous êtes au régime “micro” : pas de déduction au réel

  • En micro-BIC (location meublée), l’administration applique un abattement forfaitaire et vous ne déduisez pas vos charges une par une. C’est écrit noir sur blanc sur Service-Public.
  • En micro-foncier (location nue), même logique : abattement forfaitaire et pas de déduction de charges réelles.

✅ Conclusion : au micro, vos frais de conciergerie sont “couverts” par l’abattement… mais vous ne les déduisez pas spécifiquement.

B) Vous êtes au régime “réel” : oui, les frais de conciergerie deviennent déductibles

  • En meublé au réel (BIC réel) : vous déduisez les charges liées à l’exploitation (dont frais de gestion), selon les règles BIC.
  • En location nue au réel (revenus fonciers) : les frais de gestion/administration liés au bien sont déductibles dans le cadre du régime réel.

✅ Conclusion : au réel, les frais CLM (gestion, ménage, linge…) sont en principe déductibles s’ils sont engagés pour l’activité de location et justifiés.


3) Quand la déduction est-elle la plus intéressante ?

En pratique, la déduction des frais de conciergerie est particulièrement intéressante si :

1) Vous avez beaucoup de charges

Si vos charges (conciergerie + ménage + linge + intérêts d’emprunt + assurances + taxe foncière + copro + etc.) dépassent l’abattement du micro, le réel est souvent plus favorable.

2) Vous faites de la location touristique non classée

Depuis les évolutions récentes, la fiscalité de la location touristique a changé : pour un meublé de tourisme non classé, le micro peut appliquer un abattement de 30% (au lieu d’un abattement plus élevé auparavant), ce qui rend le réel plus intéressant pour beaucoup de propriétaires.

À retenir : plus votre conciergerie (et vos charges globales) pèsent, plus le régime réel devient pertinent.


4) Comment déduire concrètement vos frais de conciergerie CLM ?

Étape 1 — Identifier votre type de location

  • Location meublée (courte durée, Airbnb/Booking/Abritel, etc.) → catégorie BIC (micro-BIC ou réel)
  • Location nue → catégorie revenus fonciers (micro-foncier ou réel)

Service-Public rappelle bien la logique “meublé = BIC / non meublé = foncier”.

Étape 2 — Être (ou passer) au régime réel si vous voulez déduire au centime

C’est la condition n°1 : la déduction des frais CLM “en charges” se fait au réel.

Étape 3 — Conserver les bons justificatifs

Pour sécuriser votre déduction :

  • factures CLM (ou relevés détaillés),
  • preuves de paiement (virements, prélèvements, etc.),
  • détails si possible : gestion / ménage / linge / interventions,
  • factures prestataires si vous en avez en direct,
  • relevés de commissions plateformes (Airbnb/Booking, etc.) si utiles au réel.

Astuce : si CLM déduit directement certains montants de vos reversements, ce n’est pas un problème : l’important est d’avoir un justificatif clair (facture / relevé) et une traçabilité.

Étape 4 — Déduire “la bonne chose”

Quelques repères simples :

  • Ce que vous payez réellement à CLM = charge déductible au réel (si liée à l’exploitation).
  • Ce qui est refacturé au voyageur : selon le montage, ce peut être un flux “recette + charge”. L’important est d’être cohérent et justifié (votre comptable vous cadrera ça proprement).

5) Quels frais CLM sont généralement concernés ?

Selon votre contrat et votre fonctionnement, on retrouve souvent :

  • Frais de gestion / conciergerie (pilotage, relation voyageurs, coordination)
  • Ménage (prestations entre séjours)
  • Linge / blanchisserie (achat, location, pressing, entretien)
  • Consommables d’accueil (si facturés au propriétaire)
  • Petites interventions / maintenance légère (si facturées)

L’idée : une dépense doit être engagée dans l’intérêt de l’activité de location et correctement justifiée.


6) FAQ rapide (les questions qu’on nous pose tout le temps)

“Je suis au micro-BIC : je peux déduire CLM quand même ?”

Non : en micro-BIC, l’abattement remplace la déduction de vos charges.

“Je loue en non meublé : pareil ?”

En micro-foncier, pas de charges réelles déductibles ; au régime réel, les frais de gestion liés au bien peuvent être déductibles.

“À partir de quand ça vaut le coup de passer au réel ?”

Souvent quand vos charges annuelles (conciergerie incluse) deviennent significatives vs l’abattement micro, ou dès que vous y êtes “forcé” par les seuils/règles applicables à votre type de location. Pour les meublés touristiques, les paramètres ont évolué récemment : mieux vaut faire une simulation.


Conclusion

  • Micro = simple, mais pas de déduction détaillée.
  • Réel = plus de suivi, mais déduction (souvent) très avantageuse pour les propriétaires qui paient une conciergerie et ont des charges importantes.

Si vous êtes propriétaire chez CLM, on peut vous aider à structurer vos justificatifs (factures/relevés) pour que votre comptable ait un dossier propre, et que vous puissiez optimiser votre fiscalité en toute conformité.

Besoin d’un point rapide sur votre cas (micro vs réel) ? Contactez-nous, et on vous indique les éléments à rassembler pour une simulation.